Les éleveurs recherchent les « sujets chez qui le goût du combat est le plus développé » disent-ils. Toreros et éleveurs se fixent sur un faisceau d’indices qui constituent « l’apparence globale du taureau ». Les parents du futur « combattant » doivent être sélectionnés, puis il faut « conserver et développer chez le produit » :
Sa « bravoure », qualité qui pousse le taureau à charger la tête en bas. Cette caractéristique est importante car si l’animal chargeait avec la tête haute, voire à mi-hauteur, il rendrait la tâche du torero plus difficile.
Sa construction physique, qui est primordiale pour que le taureau ait plus de facilité à mettre la tête en bas. Il doit posséder :
Un garrot plus bas que l’arrière train.
Un long cou : plus il est court, moins il lui permet de suivre, tout près du sol, le leurre que lui propose le torero.
Le recours à des croisements entre parents rapprochés, permet de conserver la qualité voulue, au risque, avec la consanguinité qui en découle, de tomber dans des « problèmes de faiblesse ». Par sélection génétique, les éleveurs, arrivent à produire des taureaux moins dangereux qui chargent les tissus rouges et non les hommes.
« Il suffit d’interposer un objet entre le taureau et sa proie pour que celui-ci délaisse la proie pour l’objet et le suive ». Ce sont eux qui le disent !





















