Cette étape est généralement présentée comme un simple jeu consistant à planter des accessoires sur le dos du taureau.
Nîmes, 17 septembre 2004 (© J. Lescure)
Harpon d’une banderille, pointe : 6 cmCommunément appelés banderilles, ces accessoires sont en réalité des harpons de 5 voire 6 centimètres de long, ornés de fleurs multicolores qui détournent l’attention du public.
Le but inavouable de ce « jeu » est de faire évacuer le sang de l’animal pour l’empêcher d’avoir une hémorragie interne suite au « travail » du picador. On s’assure ainsi que le taureau ne flanchera pas avant la fin du spectacle.
Châteaurenard, 2 août 2004 Châteaurenard, 2 août 2004 (© J. Lescure)
Le taureau reçoit ainsi trois paires de banderilles, suscitant l’admiration d’un public tellement ébloui par les couleurs vives des accessoires et par le costume de lumière de l’acteur qu’il arrive à occulter la triste réalité.
Nous avons donc : un bourreau burlesque,
Châteaurenard, 2 août 2004 (© J. Lescure)
une victime désignée d’office
Nîmes, 17 septembre 2004 (© J. Lescure)
et un public manipulé !
Carcassonne, 2004
Tous les ingrédients sont réunis pour jouer un numéro de prestidigitation machiavélique, doué d’une perversité peu commune.





















