« Tire-toi ! Barre-toi, salaud ! » Notre ami journaliste se souviendra de ce lundi 1er mai à Arles, où il était venu, avec une équipe de France 2, assister à l’élection de la nouvelle reine d’Arles, qu’il devait interviewer pour « Télématin ». Henry-Jean avait pris la peine de préciser au comité des fêtes de la ville et à sa présidente que, en tant qu’anticorrida, il ne serait pas question pour lui de cautionner ce « spectacle » barbare. À la fin du banquet, il s’est rendu sur le perron de la salle pour se dégourdir les jambes. Est alors apparu un gardian à cheval, qui a fait monter les escaliers à sa monture en fonçant par deux fois sur lui et en l’insultant, alors qu’à aucun moment il ne s’était exprimé contre la corrida — on se demande ce qui se serait passé s’il l’avait fait. « Je connais bien les chevaux, je n’ai pas bougé », m’a dit Henry-Jean. C’est une Arlésienne qui a pris le cheval par la bride pour l’écarter. Quant au gardian, il aurait appris qu’il était un des présidents d’honneur du CRAC Europe…

S’il y avait des témoins ? Oh, juste une centaine. Et l’interview ? France 2 est repartie avec son matériel, et zéro enregistrement. Sa Majesté, quant à elle, n’a pas daigné descendre de son tout nouveau trône, pour un entretien pourtant prévu. Idem, silence et mépris du côté du maire et de la présidente du comité des fêtes. M. Servat a déposé une main courante au commissariat. Des fois que ça intéresse un jour la justice…

Luce Lapin
Vice-présidente