Nous étions présents au vide-greniers organisé par le refuge SOS Animaux (Le Broc), avec lequel nous avons convenu d’un partenariat pour des échanges mutuels d’événements. Nous les en remercions chaleureusement.

Très bien placé, notre stand a bénéficié de très nombreuses visites et a reçu un accueil fort positif de la part des chineurs, qui répondent en masse à cette brocante très réputée qui est à l’image du refuge, où tout est fait dans le respect et la protection maximale des animaux recueillis après leur abandon.

Journée extrêmement riche, faite d’échanges multiples. Beaucoup de personnes disent avoir assisté à une corrida. Diverses réactions :

« On était en vacances, c’était au départ une occasion de se divertir sans savoir ce que c’était, mais cela nous a assez vite donné la nausée. » « Ce truc, c’est dingue, c’est à vomir ! » « Nous y sommes allés pour voir, histoire de passer un bon moment, sauf que l’on a été écœurés et choqués. Nous n’y retournerons plus jamais, c’est dégueu… » « J’étais parti en excursion touristique, et c’était inclus dans le programme. J’ai été épouvanté par ce que j’ai vu dans l’arène, par ce que l’on faisait subir à l’animal. J’ai fait part aux organisateurs de mon indignation. » « J’y suis allé comme ça, j’ai été choqué, et encore aujourd’hui, plusieurs années après, je fais encore des cauchemars. »

Et aussi : « La corrida, je ne connais pas vraiment, mais ça donne du travail et des sous à tout plein de monde, y en a besoin. » On a expliqué ce qu’il en était réellement, le mode de financement, le « recrutement », etc. Beaucoup de questions, beaucoup de réflexions, puis la personne est revenue au stand et a signé la pétition, pris des flyers pour elle, pour sa famille et pour ses voisins à qui elle allait en parler. Rares sont ceux qui, sans s’arrêter, lançaient « je suis aficionado, j’aime les corridas ».

Parmi les moments forts, il y a eu aussi cette dame qui en avait « gros sur le cœur » : « Figurez-vous que dans ma famille beaucoup aiment la corrida et y assistent, je trouve insupportable qu’on puisse aller voir massacrer des animaux. Je me suis même fâchée avec eux et avec quelques amis. » Des adolescents qui nous ont dit combien ils étaient révoltés par la corrida ont pris des flyers pour en distribuer, car « nous ne sommes plus aux temps des jeux romains ».

Nous avons quand même constaté un nombre certain d’amateurs qui vont tout spécialement en France et/ou en Espagne pour assister aux corridas. Selon notre éthique et nos principes moraux, nous restons ouverts à la discussion pour un échange de valeurs et de points de vue, dans le respect des personnes.

De nombreux visiteurs nous ont félicités et remerciés pour notre présence, ainsi que ceux qui ignoraient tout des écoles taurines : « Quoi, ça, chez nous en France ? » Beaucoup étaient révoltés par le mode de financement, d’autres ne comprenaient pas que dans notre pays la corrida existe toujours : « Il doit y avoir encore des histoires d’argent là-dessous », « Ils ne le savent pas, les politiques, qu’on n’en veut pas, de la corrida ? Ils en font quoi, des sondages qui le démontrent ? »

Toutes ces questions sont posées. Aux responsables d’y apporter des réponses : qu’ils en soient remerciés, car elles sont vivement attendues.

Pour la délégation Région Auvergne du CRAC Europe
Cathy Martinez
Porte-parole du CAAC (Collectif Auvergne Anti Corrida)

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