Nous tenons à remercier tous les militants, certains venant de loin : Nîmes, Toulouse, Nantes, Bordeaux….des Landes, du Gers et du Pays Basque, pour dénoncer encore ces actes de cruauté perpétrés sur des taureaux, sous les yeux de jeunes enfants.

Ainsi, l’arrêté du maire nous interdisait de défiler. Il nous laissait, parqués comme des moutons, sur un parking de terrain de tennis, lieu de notre rendez-vous.

Après concertation, nous avons décidé d’opter pour un plan B, en toute légalité nous allions contourner cet arrêté, le but étant d’être au plus près des arènes.

Le maire n’avait pas prévu qu’avec notre camion sono, nous pourrions accéder à l’arrière du terrain de tennis, où aucun autre véhicule ne pouvait passer.

Nous voyant contourner et avancer les gendarmes ont abandonné véhicules et motos pour se mettre à courir afin de nous bloquer deux rues plus loin.

Nous leur avons expliqué et prouvé, en refaisant le parcours à bord du véhicule de gendarmerie, que notre action était tout à fait légale ! Le maire n’avait pas stipulé certaines rues sur l’arrêté notamment celles que les aficionados emprunteraient pour se rendre aux arènes…

Le maire a voulu nous parquer. Nous avons retourné la situation à notre avantage et en toute légalité !

Arrivés rue Maremne, toute proche des arènes, nous avons ainsi pu manifester sous les yeux des taurins et sous la menace d’un gendarme qui voulait nous verbaliser car le véhicule sono cachait un panneau.

Moment difficile et sentiment d’impuissance lorsque le camion des taureaux est passé sous nos yeux…

Nous avons été choqués de voir tous ces très jeunes enfants conduits aux arènes, malgré eux, par des parents ou des grands parents.

Nombreux étaient les Tyrossais qui nous remerciaient pour notre présence, voitures et motos passaient en arborant le V de Victoire ou nous faisaient un pouce levé.

Une dame n’a pu s’empêcher de sortir de son véhicule s’avançant vers nous pour nous féliciter et nous encourager.

Des festayres sont venus nous rejoindre, puis un papa avec son fils.

Nous n’avons pas pu sauver les taureaux qui ont subi ces actes, d’une cruauté effroyable, avant de mourir, comme dans de nombreuses villes du sud, mais nous étions là face aux pervers d’aficionados.

Un recueillement à la fin de notre manifestation fut très émouvant.

Merci à toutes et à tous, grâce à votre énergie, votre détermination, nos voix portaient jusqu’aux arènes pour nos sans voix.

Encore un grand moment vécu face à ces barbares.

Grâce à vous le mot compassion prend un sens profond.

Didier Bonnet
Président du CRAC Europe

Carole Saldain
Déléguée du CRAC Europe et fondatrice du Collectif EHBAC, Euskal Herria Bayonne Anti Corrida

 

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