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ACTIONS     

    NOS ACTIONS PONCTUELLES

Le très médiatique abbé de la Morandais...

était l'invité de l'émission "Conduite accompagnée" sur France-Inter ce lundi 24 juillet 2006. Il y a déclaré sa passion pour la corrida, devant le journaliste Mathias Deguelle indigné. Vous pouvez entendre l'extrait dans notre rubrique "la preuve par la parole". Merci de réagir courtoisement auprès du Père de la Morandais : alainmm@wanadoo.fr. Action mise en place grâce à l'aide efficace de Franck Michel
MANIFESTATION REUSSIE CONTRE LE PROSELYTISME à MARCQ-EN-BAROEUL!

Sur le terrain, les abolitionnistes étaient plus nombreux que les tortionnaires par procuration! Et ce n'est qu'un début! Aujourd'hui, samedi 28 janvier, de 16h00 à 19h00, 50 manifestants se sont réunis devant l'hôtel Volubilis de Marcq-en-Baroeul, près de Lille. A l'appel du CRAC et de la FLAC, près d'une dizaine d'associations étaient représentées pour protester contre une réunion organisée par le club taurin du Nord. On peut citer nos amis d'Animaux en Péril, venus de Belgique, avec à leur tête Jean-Marc Montegnies, l'association "Contact Animo", la SPA, l'Ecole du chat, l'association nationale contre le martyr animal, , le MEI ou la "France en action"...

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« OPERATION HEILBRONN»

« A l' occasion du 40 ème anniversaire du jumelage, Béziers/Heilbronn, le 28 octobre 2005, Gil Blot, vice-Président du COLBAC et Thierry Hély,Vice-Président du CRAC, se rendent à l' hôtel que nous avions "localisé" à Béziers, pour remettre à la délégation d' Heilbronn, ville Allemande jumelée à Béziers, 42 DVD du film "Alinéa 3". Le but: Qu' elle remette au maire d'Heilbronn et à chacun de ses conseillers municipaux ce film accablant qui dévoile toute l' horreur de la corrida. Cette même opération avait déjà été faite avec "Stockport", ville anglaise jumelée à Béziers. Nous avions eu le soutien officiel de son ancien maire, Ken Heit (voir lettre jointe).

Lors du défilé de la délégation allemande avec Raymond Couderc, le maire de Béziers, la FLAC avait déployé une grande banderole: "CORRIDA TORTURE" et nous les avions suivis jusqu' au palais des congrès. Il y avait aussi des panneaux en allemand dénonçant la barbarie des arènes. Des petits clins d' oeil complices et chaleureux de quelques allemands en disaient long sur leur sympathie à notre égard... Raymond Couderc également président de l' union des villes taurines, était furieux.

Nous préparons la même opération avec "Ansbach", ville allemande jumelée à "Anglet", ville toute proche de Bayonne... Il faut absolument que les villes étrangères soient conscientes de ses "JUMELAGES ENSANGLANTES"...

pour en savoir plus sur les jumelages franco-allemands : www.stop-corrida.info/1.1.2.villesjum.htm
  Présence pacifique à la FNAC de Nîmes

Vendredi 4 mars, 17h30… FNAC de Nîmes… « Dédicaces exceptionnelles des toreros ayant participé au calendrier « Les Princes de l’Arène ».

Thierry Hély et moi y sommes allés… Thierry avait pris un magnétophone et une cassette enregistrée des cris de douleur de taureaux dans l’arène… Moi j’avais les photos agrandies de taureaux criant leur souffrance sur le sable de l’abattoir public…

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aubrac

Alerte Rouge à Montpellier :

Vendredi 26 novembre dernier devait se tenir à la Brasserie de l’Aubrac à Montpellier une « soirée » sur le thème de la torture tauromachique, soirée organisée par le journal taurin l’Echo du Callejon.


Les intervenants en étaient entre autres trois tueurs de taureaux : deux matadors (Swan Soto et José Manrubia) et un novillero (Medhi Savalli), un éleveur de taureaux de picador (Philippe Heyral), le chirurgien des arènes de Nîmes (Jean-Yves Bauchu) et des chroniqueurs taurins, qui se baptisent en toute modestie El Grande, et El Colemonte .


Leur but ? Promouvoir la barbarie des arènes dans l’une des rares grandes villes à n’être pas encore gangrenée dans la région !…

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LA LUTTE EN TERRE HOSTILE SE POURSUIT!

Nous avons appris par notre réseau d'opposants à la torture tauromachique que le conseil municipal du 23 septembre devait décider d'augmenter la contribution financière de la ville d'Alès à la barbarie des arènes. Nous nous sommes rendus sur place et avons remis le texte ci-dessous aux conseillers municipaux présents. Cette séance fut édifiante quant à la pratique de la démocratie dans notre pays! Le maire décide et les élus soumis entérinent, y compris l'essentiel de l'opposition !
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Un conseil municipal animé à Alès...
    DES MANIFESTATIONS D'UN NOUVEAU TYPE...
ALES 22 MAI 2004

COMMUNIQUE DE PRESSE : L’EUROPE EN MARCHE CONTRE LA BARBARIE DES ARENES !
Samedi 22 mai à Alès : conférence de presse et manifestationpréparations manifestation Alès

Le samedi 22 mai à 15h45, le CRAC organise une conférence de presse face à l’entrée des arènes de la ville d’Alès, à l’occasion de la première séance de torture qui aura lieu à partir de 18h00. Les responsables de nombreuses associations françaises et européennes prendront la parole pour dénoncer les pratiques de la mafia tauromachique : le CAS (comité anti-stierenvechten qui compte 18 000 adhérents) de Hollande, le comité belge anti-corrida (Anti Bullfighting Committee), « Animaux en Péril » (association belge), « Farm sanctuary » (association belge), PETA (People for Ethical Treatment of Animals – association américaine), FAC (Fenouillet anti-corrida), COLBAC (Comité de liaisons biterrois anti-corrida), CAC 83 (collectif anti-corrida de Fréjus), CCCC (Comité Carcassonnais contre la corrida), COGICA (collectif Girondin contre les arènes), le CVA (collectif de vigilance pour le bien-être animal), le CLAN (club des amis de la nature et des animaux) et le comité FLAC de Tarascon. Soit un total de 14 associations physiquement représentées.

Cette conférence de presse sera suivie, à partir de 17h00 d’une manifestation pacifique et non violente : un sit-in sera organisé à l’entrée des arènes, des banderoles seront déployées et des tracts seront distribués. Cette manifestation unitaire s’inscrit dans la démarche du CRAC de montrer le vrai visage de la corrida : un spectacle barbare qui exalte les pires instincts de l’être humain ; extrême violence, sadisme et voyeurisme. Depuis le 5 mai, la campagne nationale d’affichage pilotée par le CRAC a permis d’afficher près de 300 panneaux de 4 mètres sur 3 à Alès, Bordeaux, Toulouse, Béziers, Carcassonne et Fréjus. Notre slogan : « CORRIDA : LA HONTE ! REFUSONS LA TORTURE ! »

Tel était le communiqué diffusé aux medias la veille du samedi 22 mai 2004…

Alès -22 Mai 2004 - 10h - Conférence de presse
à gauche : K. Bourliascos (CRAC 83), le journaliste de RMC, Valérie (Présidente de Farm Santuary - Belgique)
debout : D. Whitting, à droite : J.P. Garrigues, J.M. Montegnies (Président d'Animaux en péril), Isabel Gonzales (Présidente du CAS Belgique)

Le calme avant la tempête...

Les enchaînés !

Nos amis belges « d’animaux en péril » étaient déjà arrivés à Alès… Ils n’avaient pas fait le déplacement pour manifester devant les arènes, mais bien pour initier un tournant dans la lutte contre la torture tauromachique ! Que Jean-Marc Montegnies, président de cette association si efficace soit ici vivement remercié. Car sans lui et son équipe, il n’aurait pas été possible de réussir cette action sans précédent :s’enchaîner dans les arènes quelques minutes avant le paseoen dépit d’un service de sécurité renforcé (neuf cars de CRS !).


Pour lire l'article paru au lendemain de l'action, voir Rubrique Médias - Les manifestations -
Alès
ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
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ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
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ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
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ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
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ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
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ALES - 22 mai 2004 - ©Jean-Marc Montegnies - Animaux en Péril
TARASCON 27 JUIN 2004

Justice en pays barbare : les innocents en prison, les tortionnaires en liberté...

           Le samedi 22 mai 2004 donc, pour la première fois en France dans la lutte contre la torture tauromachique, 22 militants, citoyens européens, s’enchaînaient au centre des arènes d’Alès, quelques minutes avant le massacre à l’arme blanche de six herbivores paisibles. L’action était soutenue par les associations Belges « Animaux en Péril » et « Farm sanctuary » ainsi que par le CRAC. Des membres de PETA (People for Ethical Treatment of Animals – association américaine) étaient présents...

Cette action de « type Greenpeace » s’inscrit dans la démarche du CRAC de montrer le vrai visage de la corrida : un spectacle barbare qui exalte les pires instincts de l’être humain. Extrême violence, sadisme et voyeurisme.Le Dimanche 27 juin 2004, le CRAC, soutenu par des membres de PETA, de l’ACMA et du CLAN (club des amis de la nature et des animaux) a renouvelé cette action dans les arènes de Tarascon à l’occasion d’une novillada non piquée. Notre présence pacifique dans les arènes était l’occasion de dénoncer le financement par la caisse d’allocations familiales des Bouches-du Rhône, de l’école de tauromachie de la ville.

tarascon
TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez

Objectif affiché de cette école du crime : sortir des jeunes des banlieues difficiles pour leur apprendre à torturer des vachettes et des veaux ! Une vingtaine de militants se sont donc enchaînés, sans aucune violence. Il a fallu 25 minutes aux forces de l’ordre pour couper les chaînes et évacuer, un à un, les opposants à la torture organisée.

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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez
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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez
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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez
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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez
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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez
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TARASCON - 27 juin2004 - ©C. Rodriguez

La manifestation s’est poursuivie à l’extérieur pendant le massacre de deux jeunes taureaux. Nous entendions les hurlements de douleur de ces animaux martyrisés depuis l’extérieur. Les aficionados, manifestement, sont sourds. La pitié et la compassion n’ont pas leur place dans cet univers barbare…

Dans des arènes aux trois-quarts vides, la proportion d’enfants présents dans le public était particulièrement forte. Ce fut l’occasion pour nous d’interpeller ces parents, inconscients et indignes, lors de leur sortie.

Le paroxysme fut atteint lorsqu’un assistant de l’un des toreros est passé parmi les manifestants en tenant fièrement dans ses bras les armes du crime (épées, banderilles…)… Certains médias prétendent que nous sommes provocateurs. On peut comprendre en effet que mettre des individus face à leurs pulsions sadiques et perverses puisse leur poser un problème. Mais devrions-nous pour autant nous taire, nous qui représentons près de 80% des citoyens de ce pays ? Face à la torture et à la barbarie, le silence constitue la pire des complicités. Nous ne sommes pas des provocateurs, nous tentons d’éveiller les consciences. En revanche, quand les tortionnaires nous narguent avec leurs armes, c’est bien la pire des provocations. Symboliquement, j’ai saisi le fourreau de l’épée que tenait cet adolescent. Je n’ai pas eu le temps de lui parler puisque immédiatement j’ai reçu un coup de poing au visage. D’autres coups ont suivi avant que la Brigade Anti Criminalité n’intervienne. J’ai appris par la suite que c’était le père du jeune homme qui m ‘avait agressé.

La situation devient alors ubuesque : nos agresseurs sont laissés en liberté et trois opposants à la torture tauromachique sont mis en garde à vue et préalablement menotté en ce qui me concerne. Motif : violence en réunion ! Nous recevons des coups, nous luttons contre la barbarie et nous sommes les coupables. C’est vrai. J’oubliais… Nous sommes en pays barbare, dans une ville de sang et d’agonie dans laquelle toutes les valeurs sont renversées. Comme l’énonce admirablement Gérard Charollois, magistrat de l’ordre judiciaire et président de la CVN (Convention Vie et Nature pour une écologie radicale) : « nous ne sommes pas dans un état de droit comme pourraient le penser les naïfs mais dans un état de forces… »

Nous avons bien sûr déposé plainte contre notre agresseur (ce même individu avait également donné des coups de pied à un militant à terre, maintenu par les forces de police). Lors de la confrontation, il a nié les faits, contre l’évidence même et différents témoignages. L’affaire devrait être jugée prochainement !

Manifestation du CRAC le 29 février 2004 devant les arènes de Nîmes contre les corridas de malfaisance !


Les "festivals de bienfaisance", quelle que soit leur nature, bénéficient d’une exonération de TVA, ce qui n’a pas échappé à la mafia tauromachique. Le 29 février, c’était pour venir en aide aux sinistrés du Gard, suite aux inondations de la fin de l’année 2003. Les victimes des inondations ? Les éleveurs de taureaux suppliciés dans les arènes… Le cynisme du mundillo est sans limite, mais ça, nous le savions déjà…

A l’occasion de cette corrida de malfaisance, nous avons manifesté pacifiquement mais bruyamment pour dénoncer cette bonne conscience des tortionnaires en dentelle. A la sortie des arènes, les amateurs de torture ont dû patauger dans du sang synthétique que nous avions répandu au sol.

Symboliquement, la statue de Nimeno II fut également aspergée de sang (pigments d’origine végétale). Pour un matador (tueur en espagnol), quoi de plus naturel ?

Alors que la presse avait pu préciser le lendemain du massacre que les toreros étaient en détresse devant des taureaux immensément faibles – comprenez que ces pauvres animaux avaient été tellement torturés et drogués avant leur entrée dans l’arène qu’ils tombaient dès leur sortie du toril – le présentateur de la météo sur France 2, P. Drevet, qui avait assisté au massacre, avait annoncé sur France 3 région le dimanche 29 février à 19h20 : « Je ne vais pas très souvent aux corridas, je viens une fois par an. Donc j’aime bien quand même avoir les poils qui remontent sur les bras. C’est une vrai passion ! J’adore ça ». Et ce sinistre personnage venait d’assister à un carnage particulièrement ignoble…

Nous remercions très chaleureusement pour leur présence les différentes associations venues soutenir cette action : le CLAN (Club des Amis de la nature et des animaux), le COLBAC, le CAC 83, les comités FLAC de Tarascon, Perpignan et Toulouse… Nous remercions également les adhérents de One Voice et de l’Alliance pour la suppression des corridas qui ont souhaité manifester à nos côtés en tant que tels.

manifestation Nîmes

Nîmes - 29 février 2004
La chaîne Arte Câble était présente, ayant suivi deux jours les préparatifs de la manifestation.
arte

29 février 2004 - Arte capte les images... et les insultes des aficionados !
Un reportage de six minutes a été consacré quelques semaines plus tard aux militants anti-torture à travers une militante choisie au hasard. D. Simon (Emission Absolute - Capte)
  DES FILMS DANS LES ARENES   >>>>>>  voir boutique

Le Comité Radicalement Anti-Corrida sait que pour gagner ce combat, il lui faudra aussi des armes... Nos armes, ce sont les images.... Celles tournées dans les arènes. Lorsque les Français sauront ce qu'il s'y passe vraiment, ils ne pourront plus accepter la torture tauromachique...

Béziers, 12 août 2000 - Témoignage de T. Hély

Je me trouve devant les arènes où doit avoir lieu la corrida la plus prestigieuse de la Feria 2000. On attend pas moins de 13000 personnes. Je franchis l’entrée, pas très rassuré, avec cachée au fond de mon sac, une caméra. Je suis fouillé, assez sommairement. Heureusement ! Car j’apprends le lendemain, dans Midi Libre « qu’ils avaient fait la chasse aux caméscopes ! »

Je suis maintenant assis sur les gradins. J’attends, mal à l’aise… Il fait une chaleur accablante. Je sais ce qui va se passer dans peu de temps sous mes yeux. Six taureaux attendent aussi quelque part dans le corral. Mais eux, ils ne savent pas… Pour eux, il n’y aura pas que la chaleur qui sera accablante…

Ce qui va suivre dépassera pour moi dans l’abjection tout ce que j’avais imaginé. Il m’a fallu prendre énormément sur moi pour ne pas réagir, écœuré à la fois par « le spectacle » d’un magnifique taureau charcuté tout vif à l’arme blanche et d’une foule obscène applaudissant à tout rompre. J’ai vu, pendant l’agonie d’un taureau à genoux, le mufle pissant le sang, j’ai vu et entendu les spectateurs accompagner et applaudir en cadence la torture infligée à l’animal jusqu’à ce que mort s’ensuive. Sans éprouver ni manifester la moindre compassion. Je l’ai vu et je l’ai filmé dans un climat « d’obscurantisme barbare » !

Pendant quelques secondes m’est apparu un voile blanc, comme une vision. Quand ce voile s’est retiré, j’ai cru voir autour de moi une plèbe hystérique se repaissant de gladiateurs s’étripant sauvagement ou de chrétiens déchiquetés par les fauves. A ce moment précis, le parallèle entre la corrida et les jeux du cirque me parut évident. Etrange sensation…

Cette expérience, aussi répugnante soit-elle, fut très enrichissante, car j’ai pu vérifier dans la réalité ce que j’avais toujours supposé : je veux parler du « fameux conditionnement » ! Comment des gens, d’apparence normale, en famille, peuvent-ils prendre du plaisir à ce spectacle tout en occultant complètement la souffrance et l’agonie d’un animal innocent ? Quel est donc ce mécanisme qui ankylose l’esprit ? Plusieurs facteurs semblent liés : le tapage médiatique exaltant qui prépare le terrain, le faste, la musique, la foule, les clameurs et tant d’autres facteurs indéfinissables sont réunis pour anesthésier les consciences, toute faculté de réflexion, et partant, toute compassion. L’animal en tant qu’être sensible n’existe plus !

Sans pour autant les excuser, je crois pouvoir dire que nombre de personnes présentes sur les gradins auraient sans doute été indignées si elles avaient assisté, dans l’intimité ou dans un environnement moins ronflant, à de telles scènes insoutenables. Le phénomène de foule est bien connu et son effet contagieux de transgression de toute morale explique bien des débordements sordides : lynchages, pogroms, hooliganisme et autres viols collectifs en sont hélas de tristes exemples. La corrida n’échappe pas à cette règle.

Je parle ici principalement de la grande majorité de celles et ceux qui sont dans les arènes pendant la feria, composée pour l’essentiel, de touristes ordinaires, peu ou pas informés et en mal d’exotisme. Les autres, les authentiques amateurs de corridas, quel que soit le contexte, « jouiront » toujours, sans éprouver la moindre compassion, lâchement assis sur les gradins ou dans un fauteuil…

Le jour où une chaîne de télévision courageuse montrera cette face soigneusement cachée de la corrida, les aficionados auront beaucoup de souci à se faire pour leur avenir…

Que l’un d’entre eux ne s’avise plus maintenant d’avancer, me regardant droit dans les yeux, son sempiternel argument : la corrida ! vous en avez vu ? non ? alors vous ne savez pas de quoi vous parlez ! allez en voir une avant de juger !

Maintenant, j’ai vu et je sais. J’ai vu et j’ai filmé. Qu’il ne s’avise pas ! Surtout pas !

Saint-Gilles, 3 octobre 2004 - Compte-rendu de D. Simon

Graine de tortionnaires…

Depuis le début de l’été, on voyait fleurir les affiches dans toutes les villes du Gard et de l’Hérault : « Le Centre Français de tauromachie présente le trophée 2004 : Graines de toreros. Venez découvrir les stars de demain. » Sur la photo, une enfant de six ou sept ans à côté d’une vachette…

Gloups…

Neuf dates… Quatre en juillet : Poulx le 13, Caveirac le 17, Marguerittes le 26, Milhaud le 31… Trois en août : La Calmette le 9, Saint-Gilles le 20, Caissargues le 29, et deux en septembre : Bezouce le 11 et Générac le 25…

Au bas de l’affiche, le sponsor et organisateur : NIMES METROPOLE, et un slogan : L’ambition nous anime

Re-gloups….

A priori, ce sont des tientas becceradas « sans mises à mort » qui sont annoncées….

Mais il manque une date sur l’affiche : celle de la finale… Le 3 octobre à Saint-Gilles, les trois « meilleurs » espoirs devaient s’affronter dans une becerrada avec mise à mort… Aucune publicité là-dessus. Nous l’avons appris presque par hasard, par une militante du CRAC qui avait eu l’info sur un site taurin….

Il fallait y être… Alors Jérôme Lescure et moi nous y sommes allés, pour filmer cette horreur. Il suffisait d’aller retirer des places à la mairie de Saint-Gilles.

3 octobre…16h00… Les gradins se remplissent… La sortie familiale du dimanche…Environ un tiers des spectateurs étaient des enfants… entraînés là par des parents inconscients… par des parents complices… par des parents coupables…

Que de beau monde dans les arènes ce jour-là !!… Jean-Paul Fournier lui-même, maire de Nîmes et président l’Agglomération nîmoise, vivement remercié par le maire de Saint-Gilles pour avoir largement financé ces « spectacles » gratuits pour le public… Gratuits pour le public mais pas pour le contribuable… Bernard Casaurang (conseiller général de la 4ème circonscription de Nîmes) aussi fut chaleureusement remercié pour les deniers publics qu’il avait gracieusement accordé à ces « graines de tortionnaires »….

Des corridas, malheureusement, nous en avions déjà vu … Mais ce jour-là, et même si nous n’aurions pas cru cela possible, le massacre était plus atroce encore… Trois jeunes tortionnaires, entre 15 et 18 ans, ont massacré six jeunes veaux de moins de deux ans, sous nos yeux et devant notre objectif…

graines de tortionnaires
Saint-Gilles - 3 octobre 2004 - ©J. Lescure
beau linge
Saint-Gilles - 3 octobre 2004 - ©J. Lescure

Connaissez-vous cette particularité des novilladas ?

Les jeunes veaux beuglent lorsqu’ils sont blessés… Selon des témoignages de vétérinaires, c’est parce qu’ils appellent leur mère à l’aide (les adultes, eux, ne crient pas lorsqu’on les torture, pour ne pas attirer d’autres prédateurs)…

Les cris de ces jeunes veaux, le public y est resté sourd… Il ne pouvait pas les entendre, ces cris… il applaudissait à tout rompre…

C’est tellement beau un veau qui souffre…

taureau qui souffre
Saint-Gilles - 3 octobre 2004>- ©J. Lescure

Deux veaux qui souffrent… Trois veaux qui souffrent … Mais ce n’est pas assez encore…Quatre.. puis cinq… Six…
Le sixième animal qui est tombé ce jour-là, son agonie restera gravée dans notre tête à jamais… Les cinq autres aussi bien sûr… Mais le regard de ce jeune veau a croisé le nôtre… beuglant sa souffrance sous les coups des banderilles, puis sous ceux de l’épée censée le mettre à mort… plusieurs coups d’épée… Il tombe enfin, en vomissant son sang… Le public applaudit…

Pourquoi ?
Mais parce qu’il tombe !!!

C’est beau un veau qui tombe !!!

taureau qui tombe
Saint-Gilles - 3 octobre 2004>- ©J. Lescure

C’est beau un veau qui crache son sang par les naseaux…. Ses yeux ne sont pas fermés encore… L’estocade va lui être donnée… Le coup de puntilla qui va enfin le libérer…

Pas encore la délivrance, petit veau… L’épée n’a pas dû transpercer correctement ton cœur ou tes poumons…

Il se relève… Il faut recommencer… Il se relève encore…en titubant… Encore quelques coups de poignard…

Brave petit veau, tu ne voulais pas mourir… hélas…

Cela a duré plusieurs minutes… Même le public lançait des cris dégoûtés… Pourtant, quand notre brave petit veau a fermé les yeux, l’instinct primaire est vite revenu : applaudissements, cris de joie, « bravo, bravo »…. Mais comment, pourquoi ??? Réfléchissez !… C’est tellement beau… Tellement beau un veau qui meurt…

taureau qui meurt.
Saint-Gilles - 3 octobre 2004>- ©J. Lescure

Nous ne sommes pas restés pour la remise du trophée : un tableau peint par Claude Viala, un peintre aficionado qui soutenait l’opération….

Ce n’est que le lendemain que nous avons su qui avait « gagné », sur corrida.net…

« SAINT-GILLES : VILLEBRUN REMPORTE LA FINALE DE GRAINE DE TOREROS :
…Villebrun a logiquement remporté le premier trophée "Graines de Toreros" après avoir offert quelques bonnes séquences... Caballé est encore inexpérimenté … et Fluet a manqué de profondeur, se contentant le plus souvent de composer ses passes sur le voyage. En revanche, il tua fort bien ce qui lui permit de sortir a hombros en compagnie de Villebrun. Très belle entrée (beaucoup d'invitations) et très beau temps.
»

Effectivement, il faisait très beau en ce dimanche 3 octobre à Saint-Gilles… Lorsque nous sommes rentrés, à travers nos larmes, le coucher de soleil était magnifique… Ce coucher de soleil que les six innocents massacrés ce jour-là ne verraient pas…

Pourquoi ? … C’est pourtant simple !!!


"Parce que c’est Beau la Corrida…"...



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