Un conseil municipal animé
à Alès...
Nous avons appris par notre réseau d'opposants à la torture tauromachique que le conseil municipal du 23 septembre devait décider d'augmenter la contribution financière de la ville d'Alès à la barbarie des arènes. Nous nous sommes rendus sur place et avons remis le texte ci-dessous aux conseillers municipaux présents. Cette séance fut édifiante quant à la pratique de la démocratie dans notre pays! Le maire décide et les élus soumis entérinent, y compris l'essentiel de l'opposition! Nous sommes intervenus
à l'issue du vote pour dénoncer
le comportement du maire de la ville et de son adjoint
chargé des fêtes de la torture organisée.
Nous avons pu ensuite engager la conversation avec deux élus
socialistes (le maire est UMP) qui avaient voté cette
augmentation : ils étaient forts gênés et
avaient beaucoup de mal à expliquer leur positionnement.
"C'est très compliqué" a répété
l'une d'elle à plusieurs reprise!
C'est certainement très
compliqué de faire son travail quand on est dans l'opposition!
En tout cas à Alès, les choses sont claires. Il
n'y a aucune utilité à remplacer la droite par
la gauche! Ce sont les mêmes! A part un courageux élu
Vert qui s'est admirablement exprimé contre la corrida...Il
faudra décidément que nous allions les remplacer... Notre action symbolique
(cinq militants dans la salle du conseil et cinq militants à
l'extérieur pour distribuer les tracts) a été
bien relayée par les medias : dans Midi
Libre une annonce en première page, un article en page
Alès et un article en page région, un article
dans La Marseillaise et deux interventions sur "Radio France
Bleu Gard-Lozère".
Pour lire ces articles,
voir rubrique Médias
(Intervention au Conseil municipal d'Alès). |
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![]() De gauche à droite : A. Bensakoun, M.Roustan, C. Rivenq, F. Gilles, Conseil municipal d'Alès, 23 septembre 2004 |
Intervention de Jean Pierre Garrigues au (Directeur général des services, Maire, Chef de cabinet, Adjoint à la culture) |
| HALTE A LA TORTURE ET A SON FINANCEMENT PAR LES CONTRIBUABLES ALESIENS
! 6 avril 2004 : vote à bulletin secret lors du conseil municipal de la ville de Barcelone. La capitale catalane se déclare « ville anti-taurine ». Depuis cinq autres villes catalanes ont fait de même ! 8 juin 2004 : Mme Marland-Militello, courageuse députée de l’UMP, dépose une proposition de loi pour l’abolition des corridas en France ! 23 septembre 2004 : M. Roustan, maire de la ville d’Alès, propose d’augmenter de 18% la rémunération déjà exorbitante du « prestataire de sévices » de la ville d’Alès pour deux jours de torture par an ! On passe de 30498 à 36000 euros de subventions publiques pour aider les tortionnaires des arènes ! Mesdames et Messieurs les élus, REAGISSEZ ! En effet, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, les Alésiens, majoritairement opposés à la barbarie des arènes (comme dans toutes les villes taurines),comptent sur vous, non seulement pour refuser l’augmentation du financement public de la torture tauromachique, mais surtout pour faire de notre ville un exemple historique : la première ville du sud de la France à suivre l’exemple des démocrates catalans en déclarant Alès ville anti-corrida. Notre cité serait alors reconnue pour son humanisme. La feria peut exister sans le massacre à l’arme blanche d’herbivores paisibles pour le plaisir sadique de quelques pervers : seuls 1 à 5 % des visiteurs de la feria vont aux arènes. Ne laissez pas la ville aux mains de la mafia tauromachique ! Soyez courageux à la place de M. Roustan duquel nous n’attendons plus rien… Nous lui avons écrit plus d’une douzaine de fois en trois ans, nous avons demandé à le rencontrer. Aucune réponse à part un rendez-vous annulé à la dernière minute par le maire de la ville, sans aucune explication. « On » lui avait conseillé de ne pas nous rencontrer !!! M. Roustan aurait-il peur des opposants à la torture tauromachique ou alors méprise-t-il tout simplement le point de vue de l’immense majorité de ses concitoyens ? Tout comme Mme Soumadieu qui n’a jamais répondu à nos demandes de rendez-vous. Dès l’année 2001, le CRAC a souhaité adhérer à « Alès 1901 ». A ce jour, aucune explication ne nous a été communiquée pour justifier sa réponse négative… Le CRAC, qui défend pourtant dans ses statuts la protection de l’enfance, « ne correspond pas aux critères de la fédération »… C’est un peu court ! La corrida est en train de devenir un enjeu politique. A ce jour 40 députés UMP soutiennent Mme Marland-Militello, et ce n’est qu’un début ! La ville d’Alès est manifestement sous la coupe de la dictature tauromachique. Qui tire les ficelles puisque M. Roustan déclare ne pas aimer les corridas ? M. Gilles et ses amis, qui se délectent d’un spectacle de torture raffinée ? Mesdames et Messieurs les élus, n’attendez pas la sanction des urnes pour éradiquer de notre belle ville cette barbarie d’un autre âge. Et si vous avez un doute, organisez un referendum sur le sujet. En espérant que ce document puisse atteindre votre cœur et votre raison, nous vous remercions de nous avoir lus. Pour l’équipe du CRAC et au nom des contribuables alésiens qui condamnent cette utilisation ignoble des fonds publics, Jean-Pierre Garrigues Président du CRAC |
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