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Présence pacifique à la FNAC de Nîmes Vendredi 4 mars, 17h30… FNAC de Nîmes…
« Dédicaces exceptionnelles des toreros ayant participé
au calendrier « Les Princes de l’Arène ».
Thierry Hély et moi y sommes allés…
Thierry avait pris un magnétophone et une cassette enregistrée
des cris de douleur de taureaux dans l’arène…
Moi j’avais les photos agrandies de taureaux criant leur
souffrance sur le sable de l’abattoir public…
A notre arrivée, surprise : quatre toreros,
trois ou quatre types à l’air patibulaire et deux
ou trois jeunes femmes autour, mais pour acheter le calendrier,
pas âme qui vive… A Nîmes ! Première
ville taurine de France, et pendant la feria de Primavera !
Le calendrier en question ? Etait annoncé
: « ce calendrier nous fait découvrir l’envers
du décors, ces moments d’intimité emprunts
de recueillement, de grâce et d’humilité, en
un ultime face-à-face avec eux-mêmes avant de fouler
le sable de l’arène… » A voir les photos
en question, on pouvait se demander qui pourrait bien avoir envie
de voir les têtes de Swan Soto, Gille Raoux ou Marc Serrano
avec l’air pénétré du type qui fait
semblant de réfléchir à une tactique pour
le futur massacre dont il sait pourtant qu’il est joué
d’avance dans l’arène ! En plus d’être
(selon moi) inesthétiques au possible, ces photos étaient
donc ridicules….
Les journalistes arrivent : Midi Libre, et France
3. Thierry va les saluer, et leur demande s’ils ont reçu
le communiqué de presse qu’il leur a envoyé
la veille pour les avertir de notre présence pacifique…
Les deux journalistes répondent la même chose : «
Oui, oui, et c’est bien pour ça qu’on est là
d’ailleurs ! »
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Bref… J’essaye de prendre en photo
le panneau qui explique que les bénéfices de cette
vente seront reversés aux écoles taurines…
donc pour apprendre à des jeunes à torturer des
veaux et des vachettes … Une femme s’approche de moi
: « Oui, vous êtes ? » ; « Vous voulez
savoir mon nom ? Pourquoi ? » ; elle n’insiste pas
et s’éloigne…Un autre type arrive, et se plante
devant le panneau que j’étais en train de photographier…
Je lui demande gentiment de s’écarter… Il se
retourne et croyant m’énerver me dit « Non,
je ne me pousserai pas » avec un sourire narquois….
Ridicule… Presque autant que les quatre tortionnaires qui
étaient attablés l’air niais en rang d’oignons
derrière leur table, à attendre que ça se
passe…
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![]() Voici les princes de l'arène... |
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Ensuite, Thierry et moi nous sommes mis en place
: Thierry a mis en marche le magnétophone et les cris de
taureaux ont retenti dans la FNAC : cris de détresse et
de douleur des animaux massacrés dans l’arène…
Moi je brandissais les photos où l’on voyait ces
taureaux crier, bouche béante, encore débout ou
allongés sur le sable… Leur dernier cri avant la mort… Le temps de réagir, quelques secondes
plus tard, le vigile déchaîné se jette sur
Thierry pour lui enlever l’appareil, et un type avec une
chaîne en argent et trois boucles dans chaque oreille s’approche
de moi pour m’arracher les photos… Nous ne nous laissons
pas intimider, et refusons qu’on nous prenne nos «
armes »…
Un autre type arrive alors en nous demandant nos papiers… « En quel honneur ? » ; « Je suis agent assermenté de l’état »… Je lui demande alors s’il est policier, de me montrer sa carte… Il me sort une carte d’agent assermenté de la SNCF… Là j’éclate de rire, et je lui dis qu’il n’a aucun droit de nous demander nos papiers, et qu’il peut retourner d’où il vient… Pauvre homme… Ridiculisé en public… |
La responsable de la FNAC de Nîmes est
venue très gentiment nous demander de la suivre à
l’écart pour discuter au calme, ce que nous avons
fait… Elle nous a expliqué qu’elle comprenait
très bien notre démarche, mais qu’elle ne
voulait pas de violence dans le magasin… Lorsque nous lui
avons fait remarquer que la violence venait d’en face, elle
a bien été obligée d’admettre que c’était
vrai, mais que c’était leur séance de dédicace…
Elle avait été touchée par les cris qu’elle
avait entendus et elle nous a fait comprendre qu’elle était
plutôt de notre côté. Elle nous a confié
que cela faisait quinze jours qu’elle était inondée
de mails de protestation… Il est vrai qu’elle avait
l’air fatiguée… Notre mission étant accomplie, nous avons donc laissé se terminer la séance de dédicaces. Peut-être ont-ils eu plus de monde après
parce que pendant que nous étions là, trois ou quatre
calendriers seulement ont été vendus… Même
pas de quoi acheter un jeune veau à torturer !!!!!
![]() Saint Gilles, 3 oct. 2004, jeune veau mis à mort par un élève d'une école taurine... Une heure plus tard, sur France 3 Pays gardois,
des images de notre intervention étaient diffusées
en début de journal..
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