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uNE PROPOSITION DE LOI HISTORIQUE
GRANDE PREMIERE
EN FRANCE, DEPUIS PLUS DE CINQUANTE ANS : UNE PROPOSITION
DE LOI EST DEPOSEE A L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR
L’ABOLITION DES CORRIDAS !
Télécharger le texte de la proposition de loi au format PDF en cliquant ici ‚ |
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Assemblée
Nationale - 7 juillet 2004 De g. à d. : J. Lescure (délégué CRAC Paris), B. Crucis (ACMA), A. Arnaud (Attachée parlementaire de Mme Marland-Militello), M. Marland-Militello (Députée Alpes Maritimes), V. Sofroniades (GRAAL / CVA), J.P Garrigues (président du CRAC) Le mercredi 7 juillet
2004, les responsables de l’ACMA
(Association Contre la Maltraitance Animale), du CRAC
(Comité Radicalement Anti Corrida), du CVA
(Comité de Vigilance et d’Action pour le bien-être
animal) et du GRAAL (Groupe de Réflexion
Animale Libération) ont été reçus
par Madame Muriel Marland-Militello à l’Assemblée
Nationale.
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Rappelons que cette courageuse
députée, alors soutenue par 36 parlementaires de
la majorité (ils sont à ce jour 44), a déposé
le 8 juin 2004 une proposition de loi (numéro d’enregistrement
1652) visant à supprimer le troisième alinéa
de l’article 521-1 du code pénal. Ceci reviendrait
à ne plus tolérer les corridas et les combats de
coqs. Car la torture tauromachique, ne l’oublions
pas, n’est qu’une simple tolérance à
la loi. A Nantes, Lyon ou Strasbourg, le torero est un délinquant
qui risque 30 000 euros d’amende et deux ans de prison pour
actes de cruauté et sévices graves…
Il ne semble pas inutile
non plus de rappeler la différence entre une proposition
de loi et un projet de loi. Le projet de loi
émane du gouvernement et sous la cinquième république,
c’est la principale source de lois nouvelles ou de modification
de lois existantes. La proposition de loi provient
quant à elle des parlementaires (députés
et sénateurs). L’ordre du jour des assemblées
relève du gouvernement et le parcours d’une proposition
de loi est long et difficile. Seules quelques séances sont
consacrées à leur étude.
Nous avons donc remis à
Mme Marland-Militello et à son attachée parlementaire
Amandine Arnaud un dossier présentant, preuves à
l’appui, les différents aspects de la mafia tauromachique
(le prosélytisme en direction de la jeunesse, l’économie
de la corrida, les corridas de « bienfaisance »,
les personnalités pour et contre la torture tauromachique,
la preuve par l’image, le comportement variable de la presse,
le groupe « tauromachie » à l’Assemblée
Nationale…). Mme Marland a été particulièrement
sensible à notre dossier sur les « écoles
du crime » dans lesquelles on apprend à des
enfants de 10 à 12 ans (parfois moins) à torturer
des veaux et des vachettes. Elle fut également surprise
d’apprendre que la très grande majorité des
toreros doivent payer pour toréer ! En effet, il n’y
a pas « d’économie de la corrida »
dans la mesure où les individus qui se remplissent les
poches en torturant des animaux sont très peu nombreux :
les fameux apoderados et autres directeurs d’arènes
ainsi qu’une douzaine de toreros ! N’oublions
surtout pas que la feria ce n’est pas la corrida !
Plus de 95% des personnes qui viennent se divertir et consommer
lors des ferias ne mettent pas les pieds dans les arènes.
Par ailleurs des tours operators étrangers commencent à
boycotter les villes de sang et d’agonie !
Une autre tolérance
scandaleuse doit aussi cesser : celle des combats
de coqs, implantés dans le nord de la métropole
et dans les Antilles Françaises. Beaucoup moins tapageurs
que les taurins, les coqueleurs du nord, regroupés en fédération,
cultivent la discrétion sur leur "tradition".
A la différence de
la corrida les combattants sont semblables. Il n'en reste pas
moins que la souffrance et la mort d'animaux
font l'objet de tractations financières
(paris) et que l'issue du combat, provoqué, n'est autre
que la mort d'un des adversaires, contrairement à ce qu'il
se passe dans la nature. Là encore, on retrouve pratiquement
le même fonctionnement (sélection impitoyable, mutilations
: crête, oreillons et barbillons coupés, cruauté
des préparations des combats avec les ergots métalliques…)
et les mêmes arguments fallacieux "d'amour des animaux"
et "d'art". Là encore, l'apprentissage
des enfants à la cruauté commence dès
8 ans …
Mme Marland-Militello
souhaite que la réalité de ces pratiques barbares
soit enfin dévoilée au plus grand nombre. C’est
la raison pour laquelle elle va demander qu’une mission
d’information parlementaire soit mise en place avant la
fin de cette année afin que nous puissions nous
exprimer devant les députés, montrer les images
de cette barbarie (films et photos) et dénoncer tous les
aspects de cette pratique infâme (sévices aux animaux
avant l’entrée dans les arènes, enfants-tortionnaires,
enfants-victimes, déficit quasi-systématique d’un
spectacle maintenu à grands renforts de subventions –
tous les contribuables financent la corrida sans le savoir !
Et l’Europe également ! -)
Pour la première fois, nous aurons enfin l’occasion
de débattre avec les amateurs de torture organisée.
Les arguments des taurins ne tiennent pas face à
une analyse détaillée de cette pratique
barbare et ils refusent systématiquement d’être
confrontés à des « spécialistes »
du sujet. Ainsi, lors de la campagne d’affichage
du CRAC et de ses partenaires, les rédactions
de France 3 Bordeaux d’une part, et de TV 7 d’autre
part, souhaitaient organiser un débat
sur le sujet. Les responsables locaux de la mafia tauromachique
ont tous refusé ! Ces deux chaînes
de télévision nous ont envoyé un document
écrit relatant cette situation étonnante…
Que feront les défenseurs de la barbarie des arènes
lors de cette mission d’information ?
Il se trouve que Mme Marland-Militello
appartient au parti majoritaire, l’UMP. Cependant, il est
évident que ce combat est déjà en train de
devenir totalement transversal et transcende les clivages habituels.
Le député-maire UMP de Bayonne,
Jean Grenet a créé le groupe d’étude
sur la tauromachie à l’Assemblée Nationale,
il est soutenu par 55 députés tous partis
confondus, et organise déjà
activement l’obstruction à la mise en place
de ce projet courageux…
Il y a fort heureusement
des députés du PS qui se sont déjà
exprimés contre cette barbarie, à commencer par
Mme Geneviève Perrin-Gaillard, député des
Deux-Sèvres et présidente du groupe de réflexion
sur la protection animale à l’assemblée nationale.
Le combat parlementaire
va commencer à la rentrée et nous suivrons très
attentivement les débats. Il est à espérer
que nos élus soient aussi courageux que les conseillers
municipaux de Barcelone (l’Espagne n’est –elle
pas le berceau de la tauromachie ?) qui déclarèrent
le 6 avril dernier la ville anti-taurine.
Dans la mesure où
nous disposons de nombreuses preuves sur les agissements du « milieu »
taurin qui mettent en évidence que la corrida, c’est
le mensonge permanent, le renversement systématique des
valeurs, il va être de plus en plus difficile pour les amateurs
de torture codifiée de défendre l’indéfendable…
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