Hugh Mc Donald
Le CRAC est en contact régulier avec ce tour operator canadien qui nous soutient et nous relaye dans la lutte contre la torture tauromachique. Ses courriers en direction des élus et des journalistes français nous sont d'une aide précieuse... Ils contribuent à montrer à tous que la corrida est un repoussoir à touristes, contrairement à ce qu'essaye de nous faire croire la mafia tauromachique !...
COMMUNIQUE DE PRESSE
Hugh MacDonald Professeur d’Histoire et de Culture générale Collège de la Confédération, Canada MacDonald Tours 159 Bentwood Drive THUNDER BAY, ON, CANADA
Messieurs les rédacteurs, Messieurs les journalistes,
Je vous saurais gré de bien
vouloir publier dans votre journal le communiqué de presse suivant :
Professeur dans l’enseignement
secondaire, propriétaire et directeur de l’agence de voyages
MacDonald Tours, j’organise chaque année, conjointement
avec mes collaborateurs, des voyages culturels et pédagogiques
à travers l’Europe occidentale.
Paris et la Provence furent depuis
1976 nos destinations favorites. J’ai accompagné personnellement
plus de 1000 touristes canadiens et américains répartis
sur 18 voyages. Des touristes émerveillés devant l’une
des plus belles régions en Europe, riche d’histoire, de
culture, de sites extraordinaires… Avec en sus une gastronomie
réputée et last but not least : des habitants très
accueillants !
Lors d’un voyage en octobre
2003, nous sommes arrivés à Arles. J’avais envisagé
d’y visiter les arènes, question de faire découvrir
à mes gens l’architecture de celles-ci. Or, la feria
battait son plein et une corrida venait de débuter derrière
les murs ! Nous sommes entrés. Nous savions plus ou moins
qu’une corrida représente un combat entre un matador et
un taureau. Mais nous ne connaissions pas le déroulement
exact de ce combat. Personnellement, j’étais convaincu
que, comme au Portugal, il n’y avait pas de mise à mort
du taureau… J’en avais informé mes voyageurs.
Or, quel ne fut pas le choc, la
répulsion, la nausée, ressentis et exprimés par
nous tous : nous venions de découvrir un spectacle de cruauté
où le sadisme est à son comble. Que vous avez l’indécence
d’appeler divertissement ! Mes touristes se sont posé
la question de savoir si la France fut vraiment le berceau de la civilisation
en Europe, le pays des Lumières… Il est inhumain, odieux
de torturer un animal ! Le taureau de corrida a eu le malheur de
naître… chez des éleveurs aussi pervers et rapaces
que ceux qui vont le mettre à mort d’une façon horrible,
avec une extrême cruauté et une violence qui dépasse
toute imagination ! Sous l’égide des autorités
locales cupides qui brandissent devant 80% des Français, hostiles
à la corrida, une loi de toute évidence paradoxale et
démentielle puisqu’elle punit ceux qui maltraitent les
animaux mais tolère la cruauté des corridas dans des régions
où cette tradition exécrable a survécu ! Vous pensez
sans doute attirer des touristes par le biais de ces spectacles aux
relents du cirque romain antique? Sachez que si vous en attirez un,
vous en repoussez dix autres !
Au vu de ce qui précède,
nous avons pris la décision d’écarter de nos programmes
le Sud de la France. Nous avons fait part de ce boycott aux voyagistes
avec lesquels nous collaborons au Canada et leur avons envoyé
copie d’un document filmé que nous avons reçu entre-temps,
intitulé : « Le film de la honte ».
Un film réalisé dans les arènes de Béziers
en 2000 par M.Thierry Hély, vice-président du Comité
Radicalement Anti Corrida ( CRAC) : la souffrance faite taureau,
filmée jusque dans les moindres détails. Une vision effroyable!
Insoutenable pour des êtres constitués normalement,
c’est-à-dire nés « humains » !
Nous allons polycopier ce film et le diffuser tous azimuts. Nous avons
décidé également d’organiser des soirées
à thème dans plusieurs villes, afin de révéler
au plus grand nombre, documents écrits et filmés à
l’appui, ce qui se passe à longueur d’année
dans les villes et village de sang au Sud de la France ! Les
médias s’intéressent à l’affaire !
On en parle déjà à Ottawa et au-delà.
Dorénavant, c’est vers
la Normandie, la Haute-Savoie et l’Alsace-Lorraine que nos regards
se dirigent ! Ces régions offrent peut-être moins
de soleil mais ont le mérite de ne pas promouvoir la sauvagerie
nommée corrida !
Que le déshonneur soit sur votre gouvernement et sur vos politiciens !
Peuple du Sud, réveillez-vous, cultivez les valeurs authentiques qui ont fait de votre région l’une des plus belles qui
soient. A l’instar du maire de Barcelona, chassez la corrida à l’espagnole de votre pays, et vous ferez avancer l’humanité d’un grand pas.
HUGH MACDONALD
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albert jacquard
 Albert Jacquard et Thierry Hély, 21 décembre 2004, chez A. Jacquard, à Paris
Avant même de devenir notre président d'honneur, Albert Jacquard dénonçait
sur les ondes la torture tauromachique...
Interventions d'Albert Jacquard au sujet de la corrida (diffusées sur France-Culture en décembre 2002) :
Je suis conscient, amis auditeurs,
de choquer nombre d’entre vous en évoquant le manque fréquent
d’imagination de nos contemporains lorsqu’il s’agit
de remplir le temps vide des vacances. Cette paresse de l’ « imaginative »
fait le bonheur des organisateurs de spectacles plus ou moins folkloriques
tels que les corridas. Des humains normalement constitués, et
qui sont, tout au long de l’année, aux petits soins pour
leurs chats ou leurs chiens, vont assister à l’agonie douloureuse
d’un taureau et se régalent du frisson supplémentaire
que provoque le risque de blessure ou même de mort couru par le
torero. Des amis m’ont demandé d’exprimer mon indignation
devant la multiplication de ces activités ; les municipalités
y voient un bon moyen de retenir le vacancier et de faire du bénéfice.
Cela m’a donné l’occasion
de découvrir une curieuse anomalie de notre arsenal législatif.
Une loi récente (1951) interdit,
au nom du respect des animaux, les combats de coqs et les corridas.
Fort bien, mais un paragraphe supplémentaire autorise ces spectacles
dans les communes où ils font partie des « traditions
locales ». Comment le législateur peut-il à
la fois condamner une activité considérée comme
contraire à l’éthique et s’incliner devant
le poids des habitudes ? Faudrait-il permettre aux maris de battre
leurs femmes dans les villes ou les villages où cela se pratique
depuis longtemps ?
Le rôle de la loi n’est pas de tolérer, mais de tracer dans la bonne direction.
Dans certaines ethnies africaines la tradition est d’exciser les petites filles. Ceux qui, dans
nos pays, commettent cet acte barbare ne le font pas par perversité
mais par respect d’une tradition qu’ils n’ont pas
remise en cause. A bon droit nos tribunaux leur infligent une condamnation,
non pour les punir, mais pour contribuer à la disparition de
tels actes.
Dans certains états américains,
la tradition est d’exécuter les condamnés à
mort et de permettre d’assister à leur agonie. Un mouvement
mondial commence à se développer pour affirmer que cette
pratique n’est pas compatible avec un niveau évolué
de civilisation.
Non, la tradition ne justifie pas
le retour en arrière vers la barbarie ; cela est vrai non
seulement pour l’excision ou la peine de mort, mais tout autant
pour l’organisation d’un combat de coqs ou d’une corrida.
Ce qui, finalement, est à mes yeux inacceptable, c’est de construire un spectacle dont la matière même est la souffrance et la mort certaine du taureau, et en prime la mort possible du torero. La mort est un événement trop grave pour être ravalé au rang de fournisseur de frisson, et d’un frisson qui procure une jouissance. Trouver du plaisir, bien à
l’abri sur son siège, en regardant les jeux de la peur et de la mort, n’est-ce pas la pire perversité ?
Sur le chemin du retour au camping, comment les parents peuvent-ils supporter le regard de leurs enfants ? Ils ont accepté
de participer devant eux à la barbarie…
Interview d'Albert Jacquard au Journal de 13 heures de France 2 - Jeudi 9 septembre 2004.
Interview conduite par le journaliste et présentateur Christophe Hondelatte.
C. H. : Monsieur
Albert Jacquard, si je vous ai demandé de venir, à la
fin de ce 13 heures, passer ces 5 minutes avec nous, c'est parce
que j'ai découvert que vous étiez le président
d'honneur du CRAC, et le CRAC c'est le Comité Radicalement
Anti-Corrida. Qu'est ce que vous faites dans ce combat, vous
qu'on voit d'habitude auprès des humains les plus
faibles... Pas des taureaux !
A. J. : Oh,
parce que c'est symbolique. Au fond, comment peut-on justifier
de transformer en un spectacle, la souffrance et la mort d'un
animal, que ce soit un taureau ou même un humain ? Vraiment,
c'est invraisemblable, cette banalisation de la violence me
semble très grave parce qu'elle va entraîner la
justification peu à peu de toutes les violences. Finalement
ce que vous avez montré comme horreurs, parce que c'est
l'horreur aujourd'hui... La cause première, c'est
quoi ? C'est le désir de chaque être humain de
l'emporter sur l'autre. D'être violent par
rapport à l'autre et je crois que c'est le contraire
même de la lucidité. Comment peut-on devenir un humain
? Il faut partir de cette idée que l'on ne naît
pas Homme, on le devient, et, comment devient-on Homme ? Comment devient-on
un humain ? En rencontrant les autres. Et par conséquent, tout
est important dans les rencontres. Or, on a transformé les
rencontres en bataille, en violence.
C. H. : Vous
nous dites que la corrida, c'est le signe de l'oubli de
ce qu'est la beauté de l'Homme…
A. J. : C'est
le signe d'un désir... très pervers... de transformer
la violence en plaisir, car, au fond, tous ces gens qui viennent et
dépensent de l'argent pour voir un taureau sacrifié...
C'est monstrueux ! Ils n'osent pas se le dire à
eux-mêmes, alors, ils se mettent à l'abri derrière
de vielles traditions...
C. H. : J'allais
vous objecter la tradition. Bon, c'est l'argument : "ça
a toujours existé", "c'est une culture"…
A. J. : Ce
n'est pas vrai, ça n'a pas toujours existé
! Ça existe depuis un siècle ou deux. Et il y a des
quantités de choses qui ont existé, il y a très
longtemps. On pourrait aussi, au Colisée, ramener beaucoup
de gens en leur disant : on va prendre une douzaine de vierges chrétiennes
et on va les faire bouffer par des lions. Ça serait beau à
voir ?
C. H. :Non
A. J. : Ca
serait une tradition. Est ce que c'est justifié
C. H. :Euh, pour être franc avec vous, moi je vais aux corridas... et, euh...
A. J. : J'y
suis allé...
C. H. : Ah,
bon, vous y êtes allé ?
A. J. : J'y
suis allé. J'étais jeune. Je n'avais pas
réfléchis et j'ai même...
C. H. :Pris
du plaisir ?
A. J. : Non...
C. H. : Ah
! si si...si !
A. J. : Non,
non. Je crois que j'avais un peu honte quand même. Et
je crois que maintenant, j'aurais encore plus honte. Et je pense
qu'il faut lutter contre parce que, encore une fois, ce n'est
pas l'événement en lui-même. Qu'est
ce qu'une corrida par rapport à toutes les horreurs que
vous avez montrées ? Mais c'est vraiment symbolique.
Et par conséquent, au nom du symbole, disons aux gens : bien
sûr, de temps en temps, il faut être violent, mais il
ne faut pas être cruel. La cruauté n'existe pas
dans la nature. L'animal n'est pas cruel. Il fait ce qu'il
a à faire. Le lion mange la gazelle, ce n'est pas par
cruauté. C'est par nécessité. C'est
nous, les hommes, qui pouvons inventer la cruauté...
C. H. : Qu'est
ce que vous dites à tous les gens qui vont aller à la
corrida en Arles, parce qu'il y a la feria d'Arles, vendredi,
samedi et dimanche qui arrive ? Et le week-end d'après
c'est à Nîmes....aux vendanges ?
A. J. : Est
ce qu'ils n'auront pas honte...vraiment, de regarder un
taureau souffrir ? Pourquoi le faire souffrir ? Pourquoi le mettre
à mort devant des quantités de gens qui se régalent
à voir cela ? Véritablement, il faut leur dire : est
ce que vous y allez avec vos enfants ? Est-ce que vous osez dire à
vos enfants que c'est un beau spectacle ? Que c'est comme
ça qu'il faut vivre ? Qu'un être humain est
capable de faire mal... Exprès... Pour rien !
C. H. : Dans
votre mouvement, le CRAC, il y a une députée, qui s'appelle
Marland-Militello, qui a déposé un amendement à
l'Assemblée Nationale, qui a réuni 36 députés,
mais en face, il y a 55 députés soutenus par le maire
de Bayonne...place de corrida, s'il en est...euh...c'est
perdu, quoi ?
A. J. : Non,
ce n'est pas perdu ! Il faut lutter, lutter et le dire. Faire
réfléchir, montrer aux gens en quoi ça consiste.
Je crois que l'on ne voit pas assez... un film qui a été
tourné par les gens du CRAC et qui montre tout ce qui arrive
à un taureau. Il est préparé. Il est abîmé.
On le fait souffrir autant qu'on peut...vraiment, c'est
ignoble.
C. H. : Merci
Albert Jacquard.
Malgré ses nombreuses occupations, Albert Jacquard
répond toujours présent aux sollicitations du CRAC.
Inattaquable sur son investissement auprès des êtres
humains, il est au regard des médias un précieux soutien
pour notre cause...
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et d'autres...

De nombreuses autres personnalités ont rejoint notre combat. Parmi elles, Jeanne Augier, Président
Directeur Général du prestigieux hôtel Negresco
à Nice, qui elle aussi est toujours disponible lorsque nous
la sollicitons. Le hall de son hôtel est rempli d'affiches
qui dénoncent la torture tauromachique. Nous avons demandé
à Madame Augier si elle n'avait pas été confrontée
à des clients qui n'appréciaient pas.... Voici sa
réponse : « C'est arrivé quelquefois,
mais ce n'est pas un problème ! Je dis ce que je pense
! Et tant pis pour eux ! »....Depuis le mois de mai dernier, une affiche
du CRAC, 4 mètre par 3 est
exposée devant le Negresco, sur la Promenade des
Anglais!... Elle nous l'a d'ailleurs confirmé fin
octobre 2004 : "Tant que la corrida ne sera pas abolie, cette
affiche restera là ou elle est ..." Nice,
Promenade des Anglais, Hôtel Negresco
© J.P. Garrigues Réha Hutin, la présidente
de la Fondation Trente Millions d'Amis, nous soutient
également. Non seulement la Fondation a été
l'un des généreux sponsors de la campagne 2004, mais
de plus Réha Hutin a accueilli le 15 mai dernier l'équipe
du CRAC à Paris dans ses locaux, où deux affiches
format A0 sont à présent exposées à
l'accueil. de g. à d. : D. Simon, J.F. Legueulle (Fondation 30 millions d'Amis), T. Hély, Réha Hutin (Présidente de la Fondation), C. Rodriguez et J.P. Garrigues.
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