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SOUTIENS     

gif  EVENEMENT ! Renaud soutient les abolitionnistes!

Des stands du CRAC dans plus de 40 villes en France, Suisse et Belgique lors de ses concerts de mars à juin 2007. >> EN SAVOIR PLUS....  
gif  UNE PETITION EN DIRECTION DES PERSONNALITES

Des personnalités nous rejoignent !

Grâce au relais de nombreux militants et d'associations amies, la pétition en direction des personnalités a recueilli à ce jour 565 signatures (voir liste ci-dessous).

On peut citer notamment Gérard Charollois, Jacques Derrida, Albert Jacquard, Michel Drucker, Jean-Pierre Foucault, Nicolas Hulot, Réha Hutin, Mylène Demongeot, Hubert Reeves, Robert Hossein, Liane Foly ou Henri Leconte...

Parmi les plus récentes, on peut citer Laurent Gerra, Daniel Prévost, Karl Zéro, Nelson Montfort, Françoise Hardy, Alain Delon, Yannick Noah, Hélène Ségara, Arielle Dombasle, la députée Christiane Taubira, Fadela Amara, secrétaire d'Etat en charge de la politique de la Ville ou Gérard Onesta, vice-président du parlement européen !...

Si vous avez des contacts avec des personnalités (élus, monde du spectacle, scientifiques, écrivains), n'hésitez pas à nous contacter pour nous en faire part !
Pour voir la liste des 565 personnalités qui ont signé (au 4 juillet 2007)   cliquez ici (format pdf)

Pour télécharger la pétition, allez ici !
  Hugh Mc Donald

Le CRAC est en contact régulier avec ce tour operator canadien qui nous soutient et nous relaye dans la lutte contre la torture tauromachique. Ses courriers en direction des élus et des journalistes français nous sont d'une aide précieuse... Ils contribuent à montrer à tous que la corrida est un repoussoir à touristes, contrairement à ce qu'essaye de nous faire croire la mafia tauromachique !...

COMMUNIQUE DE PRESSE

Hugh MacDonald
Professeur d’Histoire et de Culture générale
Collège de la Confédération, Canada
MacDonald Tours 159 Bentwood Drive
THUNDER BAY, ON, CANADA


Messieurs les rédacteurs,
Messieurs les journalistes,

Je vous saurais gré de bien vouloir publier dans votre journal le communiqué de presse suivant :

Professeur dans l’enseignement secondaire, propriétaire et directeur de l’agence de voyages MacDonald Tours, j’organise chaque année, conjointement avec mes collaborateurs, des voyages culturels et pédagogiques à travers l’Europe occidentale.

Paris et la Provence furent depuis 1976 nos destinations favorites. J’ai accompagné personnellement plus de 1000 touristes canadiens et américains répartis sur 18 voyages. Des touristes émerveillés devant l’une des plus belles régions en Europe, riche d’histoire, de culture, de sites extraordinaires… Avec en sus une gastronomie réputée et last but not least : des habitants très accueillants !

Lors d’un voyage en octobre 2003, nous sommes arrivés à Arles. J’avais envisagé d’y visiter les arènes, question de faire découvrir à mes gens  l’architecture de celles-ci. Or, la feria battait son plein et une corrida venait de débuter derrière les murs ! Nous sommes entrés. Nous savions plus ou moins qu’une corrida représente un combat entre un matador et un taureau. Mais  nous ne connaissions pas le déroulement exact de ce combat. Personnellement, j’étais convaincu que, comme au Portugal, il n’y avait pas de mise à mort du taureau… J’en avais informé mes voyageurs.

Or, quel ne fut pas le choc, la répulsion, la nausée, ressentis et exprimés par nous tous : nous venions de découvrir un spectacle de cruauté où le sadisme est à son comble. Que vous avez l’indécence d’appeler divertissement ! Mes touristes se sont posé la question de savoir si la France fut vraiment le berceau de la civilisation en Europe, le pays des Lumières… Il est inhumain, odieux de torturer un animal ! Le taureau de corrida a eu le malheur de naître… chez des éleveurs aussi pervers et rapaces que ceux qui vont le mettre à mort d’une façon horrible, avec une extrême cruauté et une violence qui dépasse toute imagination ! Sous l’égide des autorités locales cupides qui brandissent devant 80% des Français, hostiles à la corrida, une loi de toute évidence paradoxale et démentielle puisqu’elle punit ceux qui maltraitent les animaux mais tolère la cruauté des corridas dans des régions où cette tradition exécrable a survécu ! Vous pensez sans doute attirer des touristes par le biais de ces spectacles aux relents du cirque romain antique? Sachez que si vous en attirez un, vous en repoussez dix autres !

Au vu de ce qui précède, nous avons pris la décision d’écarter de nos programmes le Sud de la France. Nous avons fait part de ce boycott aux voyagistes avec lesquels nous collaborons au Canada et leur avons envoyé copie d’un document filmé que nous avons reçu entre-temps, intitulé : « Le film de la honte ». Un film réalisé dans les arènes de Béziers en 2000 par M.Thierry Hély, vice-président du Comité Radicalement Anti Corrida ( CRAC) :  la souffrance faite taureau, filmée jusque dans les moindres détails. Une vision effroyable! Insoutenable pour des êtres constitués normalement, c’est-à-dire nés « humains » ! Nous allons polycopier ce film et le diffuser tous azimuts. Nous avons décidé également d’organiser des soirées à thème dans plusieurs villes, afin de révéler au plus grand nombre, documents écrits et filmés à l’appui,  ce qui se passe à longueur d’année dans les villes et village de sang au Sud de la France ! Les médias s’intéressent à l’affaire ! On en parle déjà à Ottawa et au-delà.

Dorénavant, c’est vers la Normandie, la Haute-Savoie et l’Alsace-Lorraine que nos regards se dirigent ! Ces régions offrent peut-être moins de soleil mais ont le mérite de ne pas promouvoir la sauvagerie nommée corrida !

Que le déshonneur soit sur votre gouvernement et sur vos politiciens ! Peuple du Sud, réveillez-vous, cultivez les valeurs authentiques qui ont fait de votre région l’une des plus belles qui soient. A l’instar du maire de Barcelona, chassez la corrida à l’espagnole de votre pays, et vous ferez avancer l’humanité d’un grand pas.

HUGH MACDONALD

gif   albert jacquard

Albert Jacquard et Thierry Hély, 21 décembre 2004, chez A. Jacquard, à Paris

Avant même de devenir notre président d'honneur, Albert Jacquard dénonçait sur les ondes la torture tauromachique...

Interventions d'Albert Jacquard au sujet de la corrida (diffusées sur France-Culture en décembre 2002) :

Je suis conscient, amis auditeurs, de choquer nombre d’entre vous en évoquant le manque fréquent d’imagination de nos contemporains lorsqu’il s’agit de remplir le temps vide des vacances. Cette paresse de l’ « imaginative » fait le bonheur des organisateurs de spectacles plus ou moins folkloriques tels que les corridas. Des humains normalement constitués, et qui sont, tout au long de l’année, aux petits soins pour leurs chats ou leurs chiens, vont assister à l’agonie douloureuse d’un taureau et se régalent du frisson supplémentaire que provoque le risque de blessure ou même de mort couru par le torero. Des amis m’ont demandé d’exprimer mon indignation devant la multiplication de ces activités ; les municipalités y voient un bon moyen de retenir le vacancier et de faire du bénéfice.

Cela m’a donné l’occasion de découvrir une curieuse anomalie de notre arsenal législatif. Une loi récente (1951) interdit, au nom du respect des animaux, les combats de coqs et les corridas. Fort bien, mais un paragraphe supplémentaire autorise ces spectacles dans les communes où ils font partie des « traditions locales ». Comment le législateur peut-il à la fois condamner une activité considérée comme contraire à l’éthique et s’incliner devant le poids des habitudes ? Faudrait-il permettre aux maris de battre leurs femmes dans les villes ou les villages où cela se pratique depuis longtemps ?

Le rôle de la loi n’est pas de tolérer, mais de tracer dans la bonne direction. Dans certaines ethnies africaines la tradition est d’exciser les petites filles. Ceux qui, dans nos pays, commettent cet acte barbare ne le font pas par perversité mais par respect d’une tradition qu’ils n’ont pas remise en cause. A bon droit nos tribunaux leur infligent une condamnation, non pour les punir, mais pour contribuer à la disparition de tels actes.

Dans certains états américains, la tradition est d’exécuter les condamnés à mort et de permettre d’assister à leur agonie. Un mouvement mondial commence à se développer pour affirmer que cette pratique n’est pas compatible avec un niveau évolué de civilisation.

Non, la tradition ne justifie pas le retour en arrière vers la barbarie ; cela est vrai non seulement pour l’excision ou la peine de mort, mais tout autant pour l’organisation d’un combat de coqs ou d’une corrida.

Ce qui, finalement, est à mes yeux inacceptable, c’est de construire un spectacle dont la matière même est la souffrance et la mort certaine du taureau, et en prime la mort possible du torero. La mort est un événement trop grave pour être ravalé au rang de fournisseur de frisson, et d’un frisson qui procure une jouissance. Trouver du plaisir, bien à l’abri sur son siège, en regardant les jeux de la peur et de la mort, n’est-ce pas la pire perversité ? Sur le chemin du retour au camping, comment les parents peuvent-ils supporter le regard de leurs enfants ? Ils ont accepté de participer devant eux à la barbarie…

Interview d'Albert Jacquard au Journal de 13 heures de France 2 - Jeudi 9 septembre 2004.

Interview conduite par le journaliste et présentateur Christophe Hondelatte.


C. H. : Monsieur Albert Jacquard, si je vous ai demandé de venir, à la fin de ce 13 heures, passer ces 5 minutes avec nous, c'est parce que j'ai découvert que vous étiez le président d'honneur du CRAC, et le CRAC c'est le Comité Radicalement Anti-Corrida. Qu'est ce que vous faites dans ce combat, vous qu'on voit d'habitude auprès des humains les plus faibles... Pas des taureaux !

A. J. : Oh, parce que c'est symbolique. Au fond, comment peut-on justifier de transformer en un spectacle, la souffrance et la mort d'un animal, que ce soit un taureau ou même un humain ? Vraiment, c'est invraisemblable, cette banalisation de la violence me semble très grave parce qu'elle va entraîner la justification peu à peu de toutes les violences. Finalement ce que vous avez montré comme horreurs, parce que c'est l'horreur aujourd'hui... La cause première, c'est quoi ? C'est le désir de chaque être humain de l'emporter sur l'autre. D'être violent par rapport à l'autre et je crois que c'est le contraire même de la lucidité. Comment peut-on devenir un humain ? Il faut partir de cette idée que l'on ne naît pas Homme, on le devient, et, comment devient-on Homme ? Comment devient-on un humain ? En rencontrant les autres. Et par conséquent, tout est important dans les rencontres. Or, on a transformé les rencontres en bataille, en violence.

C. H. : Vous nous dites que la corrida, c'est le signe de l'oubli de ce qu'est la beauté de l'Homme…

A. J. : C'est le signe d'un désir... très pervers... de transformer la violence en plaisir, car, au fond, tous ces gens qui viennent et dépensent de l'argent pour voir un taureau sacrifié... C'est monstrueux ! Ils n'osent pas se le dire à eux-mêmes, alors, ils se mettent à l'abri derrière de vielles traditions...

C. H. : J'allais vous objecter la tradition. Bon, c'est l'argument : "ça a toujours existé", "c'est une culture"…

A. J. : Ce n'est pas vrai, ça n'a pas toujours existé ! Ça existe depuis un siècle ou deux. Et il y a des quantités de choses qui ont existé, il y a très longtemps. On pourrait aussi, au Colisée, ramener beaucoup de gens en leur disant : on va prendre une douzaine de vierges chrétiennes et on va les faire bouffer par des lions. Ça serait beau à voir ?

C. H. :Non

A. J. : Ca serait une tradition. Est ce que c'est justifié

C. H. :Euh, pour être franc avec vous, moi je vais aux corridas... et, euh...

A. J. : J'y suis allé...

C. H. : Ah, bon, vous y êtes allé ?

A. J. : J'y suis allé. J'étais jeune. Je n'avais pas réfléchis et j'ai même...

C. H. :Pris du plaisir ?

A. J. : Non...

C. H. : Ah ! si si...si !

A. J. : Non, non. Je crois que j'avais un peu honte quand même. Et je crois que maintenant, j'aurais encore plus honte. Et je pense qu'il faut lutter contre parce que, encore une fois, ce n'est pas l'événement en lui-même. Qu'est ce qu'une corrida par rapport à toutes les horreurs que vous avez montrées ? Mais c'est vraiment symbolique. Et par conséquent, au nom du symbole, disons aux gens : bien sûr, de temps en temps, il faut être violent, mais il ne faut pas être cruel. La cruauté n'existe pas dans la nature. L'animal n'est pas cruel. Il fait ce qu'il a à faire. Le lion mange la gazelle, ce n'est pas par cruauté. C'est par nécessité. C'est nous, les hommes, qui pouvons inventer la cruauté...

C. H. : Qu'est ce que vous dites à tous les gens qui vont aller à la corrida en Arles, parce qu'il y a la feria d'Arles, vendredi, samedi et dimanche qui arrive ? Et le week-end d'après c'est à Nîmes....aux vendanges ?

A. J. : Est ce qu'ils n'auront pas honte...vraiment, de regarder un taureau souffrir ? Pourquoi le faire souffrir ? Pourquoi le mettre à mort devant des quantités de gens qui se régalent à voir cela ? Véritablement, il faut leur dire : est ce que vous y allez avec vos enfants ? Est-ce que vous osez dire à vos enfants que c'est un beau spectacle ? Que c'est comme ça qu'il faut vivre ? Qu'un être humain est capable de faire mal... Exprès... Pour rien !

C. H. : Dans votre mouvement, le CRAC, il y a une députée, qui s'appelle Marland-Militello, qui a déposé un amendement à l'Assemblée Nationale, qui a réuni 36 députés, mais en face, il y a 55 députés soutenus par le maire de Bayonne...place de corrida, s'il en est...euh...c'est perdu, quoi ?

A. J. : Non, ce n'est pas perdu ! Il faut lutter, lutter et le dire. Faire réfléchir, montrer aux gens en quoi ça consiste. Je crois que l'on ne voit pas assez... un film qui a été tourné par les gens du CRAC et qui montre tout ce qui arrive à un taureau. Il est préparé. Il est abîmé. On le fait souffrir autant qu'on peut...vraiment, c'est ignoble.

C. H. : Merci Albert Jacquard.

Malgré ses nombreuses occupations, Albert Jacquard répond toujours présent aux sollicitations du CRAC. Inattaquable sur son investissement auprès des êtres humains, il est au regard des médias un précieux soutien pour notre cause...



  et d'autres...

De nombreuses autres personnalités ont rejoint notre combat. Parmi elles, Jeanne Augier, Président Directeur Général du prestigieux hôtel Negresco à Nice, qui elle aussi est toujours disponible lorsque nous la sollicitons. Le hall de son hôtel est rempli d'affiches qui dénoncent la torture tauromachique. Nous avons demandé à Madame Augier si elle n'avait pas été confrontée à des clients qui n'appréciaient pas.... Voici sa réponse : « C'est arrivé quelquefois, mais ce n'est pas un problème ! Je dis ce que je pense ! Et tant pis pour eux ! »....Depuis le mois de mai dernier, une affiche du CRAC, 4 mètre par 3 est exposée devant le Negresco, sur la Promenade des Anglais!... Elle nous l'a d'ailleurs confirmé fin octobre 2004 : "Tant que la corrida ne sera pas abolie, cette affiche restera là ou elle est ..."


Nice, Promenade des Anglais, Hôtel Negresco © J.P. Garrigues


Réha Hutin, la présidente de la Fondation Trente Millions d'Amis, nous soutient également. Non seulement la Fondation a été l'un des généreux sponsors de la campagne 2004, mais de plus Réha Hutin a accueilli le 15 mai dernier l'équipe du CRAC à Paris dans ses locaux, où deux affiches format A0 sont à présent exposées à l'accueil.

de g. à d. : D. Simon, J.F. Legueulle (Fondation 30 millions d'Amis), T. Hély, Réha Hutin (Présidente de la Fondation), C. Rodriguez et J.P. Garrigues.



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