Voir le courrier sur le site du CRAC Europe

La lettre d'information

dimanche 18 février 2018

Des Saintes à Rodilhan : on ne faiblit pas !

Les Saintes-Maries, le déni (d’une tradition en perdition)

C’est en effet avec grand étonnement que nous avons appris, dans un article de La Provence paru samedi 15 juillet 2017, soit le lendemain de notre manifestation, que celle-ci n’avait finalement pas eu lieu… Je cite : « Le CRAC vient d’être débouté par le tribunal administratif. En conséquence, aucune manifestation n’aura lieu aux abords des arènes des Saintes et dans le centre du Village, ainsi que dans un périmètre de 1,3 km autour de Méjanes. » Nous avons demandé un droit de réponse au journal La Provence.

Sauf que nous étions bien aux Saintes-Maries-de-la-Mer le 14 juillet, et non pas repoussés à 1,3 km mais à 250 m seulement des arènes, devant bars et restaurants, pendant près de trois heures, sous le regard ébahi des touristes.

Étrange, tout de même, nous pensions pourtant bien y être… L’aurions-nous tous rêvé ? D’ailleurs, La Provence et le reste des médias auraient effectivement pu constater notre présence sur place, si seulement tout ce petit monde s’était déplacé. Mais non, pas l’ombre d’un journaliste. Juste l’ombre d’une censure.

« A MORT LE CRAC EUROPE ». Ils l’ont écrit !

Eh oui, ne l’oublions pas, nous sommes aux Saintes, et Marie Sara, l’ex-torera à cheval, est directrice des arènes. En amont de la censure, et donc de la manifestation, des menaces ont été proférées sur « la Toile » à l’annonce de l’évènement via les réseaux sociaux, captures d’écran réalisées pour preuve :

« LA CASTAGNE, LA CASTAGNE, LA CASTAGNE. SACHEZ QU’ON VOUS ATTEND TOUS ! #A MORT LE CRAC EUROPE CRAC Europe ». « Fight ». « Il vont ce faire defoncer », et autres commentaires du même style.

À ce propos, oui, ils l’ont fait ! Des coups ont été portés sur une quinquagénaire distribuant des tracts. Très courageux… La victime est en arrêt de travail, une plainte a été déposée, l’agresseur présumé identifié grâce aux photos et vidéos prises par des militants lors de son acte odieux. Notre excellente avocate, Hélène Thouy, s’est saisie du dossier. Là aussi, affaire à suivre !

Ce n’est qu’un au revoir…

Notons que cette fois l’agacement de certains protaurins les ont poussés à aller beaucoup plus loin. Je fus agressée verbalement sur mon lieu de travail, trois jours avant la manifestation. Une main courante a été déposée. Ainsi, les aficionados perdraient-ils une fois de plus le « contrôle » face à la présence totalement pacifiste et grandissante des abolitionnistes ? À l’évidence, ils voient rouge… sang. Au fait, on ne vous a pas dit ?

Vos menaces ne nous feront pas reculer. Saintes-Maries-de-la-Mer, nous reviendrons. Jusqu’à l’abolition !

Rodilhan, 15 octobre 2017 : là où nous ne faiblirons pas !

Il suffit de se rendre sur le site de corridafrance pour y voir l’impudence et la ténacité mal placée des aficionados. Je cite : « La véracité de la fronde anti taurine qui demande à nos amis aficionados et professionnels une bonne dose de caste et de bravoure à se joindre à nous chaque mois d’octobre ou les agitations en piste vécues en 2016, n’ont, en rien entamé notre Aficion et notre volonté de ne pas baisser pavillon… »

« Bravoure », vous dites ? Oui, nous l’avons effectivement constaté lors des incidents qui se sont produits dans vos arènes en 2011, et non en 2016, où des aficionados se sont acharnés sur des militants enchaînés au milieu de la piste et totalement pacifistes, de la même manière que le torero s’acharne sur le taureau.

La « bravoure » des protaurins, une nouvelle fois et plus récemment constatée lors de notre manifestation déclarée aux autorités et totalement pacifiste, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où une militante s’est fait agresser physiquement alors qu’elle distribuait des tracts.

Serge Reder, maire de Rodilhan, persiste dans le fait de faire de sa commune une véritable forteresse durant une journée entière pour une poignée de « passionnés » qui se rendront aux arènes. Tout cela au détriment des habitants, qui ont pour consigne de quitter la ville, ou du moins de ne pas quitter leur domicile jusqu’au soir…

Vous persistez ?

Nous persistons et signons notre présence dimanche 15 octobre !

Elsa Strasser
Secrétaire nationale

Didier Bonnet
Trésorier et porte-parole

Codélégués du Gard

La corrida aux Baléares : ça sent le sapin !

Ce n’est pas l’abolition qui a été votée ce pourtant mémorable lundi 24 juillet 2017 par le Parlement, mais une « Loi de régulation des corridas et protection des animaux », par 33 voix pour, 19 contre, 2 abstentions (54 votants).

La corrida ne sera donc pas interdite, mais elle se fera sans rien qui blesse le taureau, qui ne sera pas mis à mort non plus. Sont autorisées uniquement la muleta et la cape. Banderilles, épées, poignards et autres instruments de torture, c’est fini. L’entrée sera interdite aux mineurs, l’alcool également. Dix minutes par taureau, une corrida n’excédera donc pas une demi-heure. Avec, en prime, un contrôle antidopage pour les taureaux et les toreros, avant et après le spectacle. Plus une goutte de sang, plus de souffrance animale… ça ne va pas les amuser longtemps, les tortionnaires et les amateurs de barbarie ! Malgré toutes ces précautions, en cas de blessure du taureau, les amendes iront de 300 à 100 euros pour les légères, les graves jusque 10 000 euros, les très graves pourront atteindre 100 000 euros. Les taureaux qui auront fait le transport jusqu’à la péninsule devront se reposer pendant deux jours avant le spectacle. Avec, en prime, et c’est énorme, l’interdiction des cirques avec animaux. Là, on peut vraiment dire olé ! La France, à la traîne, comme toujours, quand il s’agit de protection animale, devrait en prendre exemple.

Ils sont malins, aux Baléares…

Pour ceux qui demandent pourquoi n’avoir pas voté l’abolition, on a notre petite idée. Elle le fut en 1991 aux Canaries, on n’en entend plus parler depuis. En revanche, c’est différent en Catalogne. Le 28 juillet 2010, le Parlement catalan vote l’abolition, effective à partir du 1er janvier 2012. En octobre 2016, le Tribunal constitutionnel de Madrid, saisi par le PP (Partido popular, conservateur, l’équivalent de notre droite), annule cette loi, sous prétexte que le Parlement catalan, s’il a le droit de réglementer la corrida, n’a pas celui de l’interdire. Le gouvernement catalan a déclaré qu’il ne se soumettrait pas à la décision du Tribunal constitutionnel, car « nous voulons un pays où il ne soit pas possible de faire de la souffrance et de la mort d’un animal un spectacle public » (lavanguardia.com du 20 octobre 2016). À ce jour, statu quo…

Les Baléares ont donc bien réglementé la corrida. En attendant qu’elle meure de sa « belle » mort — le plus tôt étant le mieux.

La parole est à CAP : Convergence. Animaux. Politique.

« L’objet de CAP est de faire le lien entre le monde politique et les associations de défense des animaux. Grâce à la constitution d’un réseau de parlementaires et d’un travail d’influence, CAP amène les politiques à agir en se basant sur le travail d’expertise des associations. Notre objectif est de rencontrer 150 parlementaires d’ici à juin 2018. L’opinion publique doit être enfin entendue et des avancées significatives en faveur des animaux inscrites dans la loi ! La cause animale s’est imposée ces dernières années comme un sujet de société important. Les associations ont fait un travail remarquable quant à la couverture médiatique de cette problématique et la sensibilisation du public.

Cependant, l’on peine à voir des résultats politiques concrets à même d’améliorer le quotidien de centaines de millions d’animaux utilisés chaque année en France pour leur chair, leur fourrure, leur compagnie, dans l’expérimentation, les loisirs ou dans divers spectacles et autres zoos.

Évolutions qui feraient réellement entrer ces débats dans la sphère politique et faciliteraient l’application du Droit existant et des avancées législatives plus conséquentes à long terme. »

Les fondateurs de CAP sont Melvin Josse — universitaire, auteur et militant animaliste — et Jean-Luc Vuillemenot — journaliste, attaché parlementaire jusqu’en 2016, en charge du groupe d’études sur la protection des animaux de l’Assemblée nationale —, dont nous relayons la démarche de financement participatif. Les axes prioritaires de CAP sont au nombre de 6 :

  1. Animaux de production
  2. Spectacles, divertissement
  3. Expérimentation
  4. Animaux de compagnie
  5. Animaux sauvages
  6. Droit, éducation, gouvernance

Le CRAC Europe ainsi que la SNDA, le CIWF, l’OABA, l’Alliance anticorrida, Droits des animaux et l’ASPAS ont adhéré à CAP, et participent aux premières réunions. Une collecte a été mise en place sur Helloasso.

Bayonne, mardi 15 août

Grand défilé anticorrida, organisé par notre déléguée des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, Carole Saldain, et son collectif, EHBAC, Euskal Herria Bayonne Anti Corrida. L’association Vénus s’est jointe à nous, ainsi que d’autres associations. Plus d’infos à venir, retrouvez-nous sur Facebook. Précision très importante : c’est la première fois que le groupe taurin organise un défilé sous les fenêtres des Bayonnais, afin de les convertir à la barbarie des arènes. Curieusement, ils empruntent le même parcours que les anticorrida…

À vot’ bon cœur !

Les actions et manifs (grosses !) passées — la dernière aux Saintes-Maries — et à venir entraînent divers frais, de matériel, de déplacement… L’association ne vit que grâce à votre générosité. Les dons sont plus que bienvenus, ils sont salutaires. Un grand merci de la part des taureaux et des chevaux martyrs des arènes.

ABOLITION !

Jean-Pierre Garrigues
Président

Luce Lapin
Vice-présidente

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publié le 8 février 2018
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