Au secours ! Nos frères animaux sont en péril au secours ! On en tue des cents et des mille et leurs assassins courent la ville !
Quand je pense à ces faux Romains que les corridas font bander quand le taureau pisse son raisin sous les anda ! Sous les olé ! Quand je pense à tous ces vrais connards qui pantalonnent en chasse à courre poursuivant un pauvre cornard jusqu’à l’arrière fond d’une basse-cour

Jean-Pierre Andrevon auteur-compositeur-interprète

René Barjavel
René Barjavel

 

« C’est la revanche d’une foule imbécile. C’est du sadisme de voyeur, de la boucherie et du cabotinage ! »

René Barjavel

« A la rigueur, s’il faut montrer à l’homme qu’il peut dominer l’Animal, moi j’aime mieux qu’il le domine en lui. Au lieu de tuer votre mort, épargnez donc l’Animal pour vivre la vôtre en elle ».

« C’est ici le meurtre qui devient la finalité du combat, du spectacle. »

Hervé Bazin

« Ces jeux sanglants qui sont la honte de nos mœurs ».

Monseigneur Besson

« Le cheval fou de douleur, errait ça et là dans les arènes, selle ballante, le ventre ouvert, les entrailles bleues et rouges pendillaient entre les étriers… »
Vicente Blasco-Ibañez

« Cela me fait mal de penser qu’il n’y aura jamais contre nous de soulèvement des animaux, de ces animaux patients que sont vaches et moutons, tout le bétail qui est entre nos mains et qui ne peut leur échapper. J’aime à imaginer qu’une rébellion éclate dans un abattoir pour se répandre sur une ville entière… Cela me soulagerait déjà un peu si un seul taureau réussissait à mettre en fuite pitoyable ces « héros », ces toreros, et avec eux toute une arène avide de sang. Mais l’évasion de victimes plus faibles et plus douces, des moutons et des vaches, me serait encore plus agréable. Je n’aime pas devoir admettre que cela n’arrivera jamais ; que nous ne tremblerons jamais devant eux. »

Elias Canetti

Francis Cabrel
Francis Cabrel

« Quand la corrida avance, c’est l’humanité qui recule »

Francis Cabrel

En Espagne, la boucherie c’est un cirque et le boucher est bien sapé.

Coluche

 » Bourgeois ! nous sommes des taureaux
Captifs en vos arènes rouges,
Aux yeux d’une foule de gouges
De michés et de maquereaux.
Bourgeois ! nous sommes des taureaux
Que l’on torture et que l’on tue,
Et votre bêtise institue
Une gloire pour nos bourreaux. »

Gaston Couté

« Il y a la foule, l’immonde foule des arènes, ces spectateurs qui se délectent de voir une bête torturée « avec art » pour leur plaisir de sauvage en complet-veston. […] La corrida procure à ses spectateurs le même ravissement que les jeux du cirque de la Rome antique, mais le fait (légèrement décevant) que chrétiens ou esclaves ont été remplacés par une bête satisfait la bonne conscience des « civilisés » que sont nos contemporains, dès lors que le tabou humanitaire est respecté. »
Claude Elsen

« Sans grandeur, ni noblesse ; le sens de la noblesse animale est trop souvent sacrifié à la bestialité humaine ! »

Paul Guth

Victor Hugo
Victor Hugo

 

« Torturer un taureau pour le plaisir, pour l’amusement c’est beaucoup plus que de torturer un animal, c’est torturer une conscience ! »

Victor Hugo

« Je ne peux me représenter le Seigneur à la corrida, prenant du bon temps tandis que des hommes mettent leur vie en péril et qu’on torture des animaux jusqu’à la mort »

Monseigneur Inesta

La tauromachie est l‘art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux… Elle est une fête de la douleur et de la mort. En cela, la tauromachie constitue un défi majeur à la morale, à l’éducation, à la science et à la culture.

Alfred Kastler, physicien français (Prix Nobel)

« La corrida s’abaisse à plonger dans l’hébétude et l’impuissance, la victime obligée de ses exhibitions ».

Pierre Loti

« Le mélange d’un spectacle de cirque et d’une communion de sang ! »

André Malraux

Le public de la corrida est un résumé de toutes les faiblesses humaines.

Don Melchior de Jovellanos moraliste espagnol du XVIIIe siècle

Théodore Monod
Théodore Monod

« La corrida est le symbole cruel de l’asservissement de la nature par l’homme. »

« L’argument culturel est une fiction destinée à donner à la corrida une antiquité qu’elle n’a pas. »

Théodore Monod

Le combat antispéciste est légitime quand il nous invite à réfléchir sur la souffrance animale, la légitimité de l’expérimentation scientifique avec les bêtes, le bien-fondé du végétarisme (auquel toute conscience qui s’exerce un tant soit peu à la réflexion ne peut que consentir intellectuellement…), les conditions indignes de l’élevage industriel, la tragédie que représente philosophiquement l’abattage programmé d’êtres vivants, la sauvagerie de toute spectacularisation de la mort comme dans le cas de la corrida ou des combats de coqs, la honte associée à toute entreprise carcérale de type zoo, et la nécessité de penser autrement notre rapport aux animaux. Sur ce terrain, notre humanité patine, elle retarde, elle périclite.
Je ne peux voir un chargement de veaux, de porcs ou de moutons dans un camion qui se dirige vers l’abattoir sans une immense empathie, une véritable souffrance physiologiquement expérimentée, une honte d’être un homme dont la tribu s’arroge le droit de ces odieux charrois…
J’ai le cœur retourné devant les images de taureaux sacrifiés dans des arènes, d’animaux torturés dans des laboratoires, de phoques massacrés sur la banquise, de compagnons domestiques suppliciés par des crétins qui ne les valent pas.

Michel Onfray, philosophe (magazine Siné Hebdo n°56, 2009)

« La meilleure alliée des tortionnaires : l’indifférence »

Alain Perret

« La corrida consiste à réduire l’animal à l’épuisement et au désespoir ! »

Joseph Peyré

Par sa barbarie, ce spectacle excite les instincts les plus grossiers et situe l’Espagne à la traîne des nations civilisées qui tentent d’atténuer la violence. Il est contraire à la légalité.

Texte des Républicains en 1894

« J’ai toujours été un ennemi convaincu de tout ce qui est violence et cruauté. J’en éprouve de l’antipathie et de l’aversion ! »

Jules Romains

« Dans les relations avec les animaux, tous les gens sont des nazis ; pour les animaux, c’est un éternel Treblinka »

« Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence des combats de taureaux et des abattoirs. Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui ».

Isaac Bashevis Singer

L’homme a peu de chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau.

Marguerite Yourcenar

Charles Trénet
Charles Trénet

 

« Je n’aime pas la corrida, car elle représente pour moi l’image, hélas, naturelle de la guerre ! C’est toujours le taureau qui en fait les frais. Le taureau, c’est l’arme mobilisée. Le matador, c’est le crime. On trouve ignobles les tueurs et merveilleux les matadors ! »

« Le public des corridas ne sait pas que c’est lui que l’on tue ».

« Tant que les arènes regorgeront de monde, les champs de bataille feront recette ».

Charles Trénet

« Je suis d’accord avec Kundera pour dire qu’une société se définit par la façon dont elle traite les plus faibles. Or la corrida, c’est une forme de torture. Qu’elle soit ancestrale n’ajoute rien à sa légitimité. La tradition, c’est l’opium des cons ! À mon avis, il faut des lois contre cela. Sinon, on ferait la même chose avec les humains. D’ailleurs, on le voit bien. Dès que le cadre légal disparaît, resurgissent des pratiques complètement barbares et cruelles. À mon avis, la chasse et la corrida sont les points de départ de la barbarie. Il m’apparaît normal de vouloir s’en protéger par des lois. »

Philippe Val

« C’est immonde, voit-on quelques chose de vrai dans tout ceci ? »

José Luis de Villalonga

Je suis absolument contraire aux courses de taureaux, qui sont des spectacles dont la cruauté imbécile est, pour les foules, une éducation de sang et de boue.

Emile Zola « Les lettres et les arts » 1899