Arrivée des premiers manifestants à 12h30  pour préparer décorations et visuels après une traversée du village remarquée de concerts de klaxons et slogans anti corridas …
Nous accrochons toutes les caricatures anti corrida de CHARLIE  le long des barrières ainsi que les banderoles et drapeaux du CRAC.
Nous avons une bannière verticale à tête de taureau (fabriquée par Stéphanie Pérez) sur laquelle nous fixons les photos de chacun des 5 taurillons avec leur prénom.
Accueil très pro des gendarmes. Nous demandons à aller voir l’entrée des arènes, avec leur accord.
Je compte 85 militants au départ à 14h30.
Les slogans anti corridas sont alors hurlés sans discontinuer sur les aficionados (beaucoup de vieillards et de très jeunes enfants !, beaucoup de femmes endimanchées et pomponnées pour aller voir torturer des taurillons)… ainsi que pendant tout le « spectacle »

Nous avons 5 militants assis à l’entrée de l’arène et qui témoignent :  Voici quelques expressions intéressantes que j’ai entendues des afiocs lorsque j’étais à proximité des arènes : « C’est pas possible c’est le mur de Berlin ici », « c’est des insultes c’est pas grave le principal c’est de ne pas se faire frapper » ou encore « j’aime la corrida mais je ne le dis pas à mon travail on sait jamais la réaction des gens. » ainsi qu’un enfant de 8/9 ans qui brandissait victorieux une oreille sanguinolente de taurillon en hurlant « je vais leur casser la tête aux antis » (le père a immédiatement été obligé par les gendarmes à cacher l’oreille dans un sachet plastic et ne pas faire de provocation)
Plusieurs militants sont entrés à l’intérieur de l’arène et l’une revient nous informer au mégaphone en cours de manif, qu’à l’intérieur, l’ arène est (malheureusement) quasi pleine mais on nous entend très clairement ,qu’ils ont la haine et ne parlent que de notre présence !
Chaque fois qu’un taurillon est mort, nous décrochons sa photo du panneau, la déposons au sol, au ras de la route et nous invitons les militants à venir allumer une bougie pour chacun d’eux pendant une minute de silence.
Dominique Arizmendi compte 103 militants au plus fort de la manif.

Nous restons jusqu’à la sortie des derniers aficionados pour une haie de déshonneur très bruyante et avons la joie d’accompagner de nos huées tout l’orchestre qui joue pendant les séances de tortures ainsi qu’un des ados de l’école de torture, qui fanfaronne un instant et finit par s’énerver et repart plus que vexé en voiture avec sa mère gênée en voiture.
A la fin, nous demandons Régine et moi, à aller déposer photos des taurillons morts et les bougies à la porte des arènes en passant devant un groupe d’afics… Accordé ! nous y allons protégées par une équipe de gendarmes respectueux.

Journée plus que positive pour une première.

Galerie