Plusieurs propositions de projet de loi (ppl) anticorrida ont été déposées à l’Assemblée nationale. Nous pouvons tous agir pour en finir avec la barbarie des arènes !

Faisons signer les parlementaires !

Les sept propositions de projets de loi anticorrida

Il existe actuellement sept propositions de projets de loi (PPL) anticorrida : cinq demandent l’abolition pure et simple de la corrida et deux, son interdiction aux mineurs. En raison de divers blocages du lobby procorrida, aucune n’a pu être mise à l’ordre du jour des débats jusqu’à présent, malgré tous les efforts des députés qui en sont les auteurs.

Les PPL abolitionnistes

Elles sont identiques par leur demande : la suppression de toute exception de peine dans l’article 521-1 du Code pénal. C’est le tristement fameux alinéa 7 qui dépénalise le délit de sévices graves et actes de cruauté sur des animaux en cas de « tradition locale ininterrompue ». Notons que son abrogation ferait également disparaître les combats de coqs dans le nord de la France.

1. Proposition n° 1448 du 10 octobre 2013, Laurence Abeille (EELV)
2. Proposition n° 1525 du 6 novembre 2013, Damien Meslot (LR)
3. Proposition n° 1608 du 5 décembre 2013, Geneviève Gaillard (PS)
4. Proposition n° 3406 du 19 janvier 2016, Joël Giraud (PRG)
5. Proposition n° 3632 du 5 avril 2016, Michel Zumkeller (UDI)

Les PPL demandant l’interdiction aux mineurs

Le CRAC Europe a pour seul objectif l’abolition, mais soutient ces deux dernières PPL pour deux raisons. D’une part, il est probablement plus facile de motiver les parlementaires à se mobiliser sur le thème de la protection des mineurs en général que sur celui de la tauromachie en général. Les chances que l’une de ces PPL soit portée à l’ordre du jour dans un cadre sociétal beaucoup plus consensuel que celui de la corrida sont significativement plus élevées. D’autre part, si l’une de ces PPL arrive à l’ordre du jour et remporte une majorité de voix, la fin de l’accès aux mineurs portera un nouveau coup dur à l’économie déjà en perdition des corridas, ce qui accélèrera leur disparition.

1. Proposition n° 2714 du 8 avril 2015, Laurence Abeille (EELV)
2. Proposition n° 3018 du 22 juillet 2015, Damien Meslot (LR)

Notons que la PPL de Laurence Abeille demande l’interdiction aux moins de 14 ans, alors que celle de Damien Meslot fixe la limite à 16 ans.

Devenez chargé(e) de mission du CRAC Europe pour l’abolition

Depuis novembre 2013, nous avons la possibilité d’aller à la rencontre des députés et sénateurs afin qu’ils signent des textes de loi pour l’abolition. Afin que l’une de ces propositions de projet de loi (PPL) puisse être mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ou du Sénat, il nous faut réunir un maximum de signatures. Si nécessaire, obtenir déjà la majorité absolue avant même le débat, ce qui contraindra les élus à ne plus ignorer ce sujet de société comme ils le font depuis des décennies. L’abolition est proche, cela ne dépend que de nous tous.

Pourquoi différentes PPL ? Tout simplement parce que beaucoup d’élus ne veulent signer qu’une proposition de loi provenant de leur propre groupe. Nous avons à l’Assemblée nationale une PPL EELV, une autre PS, une LR, une PRG et une UDI. A ces PPL s’en ajoutent deux autres (EELV et LR) qui demandent l’interdiction de l’entrée des arènes aux mineurs, faute d’obtenir l’abolition pure et simple.

Au Sénat, il n’y a actuellement aucune PPL. Il faut solliciter les sénateurs pour en déposer une. Toutes ces PPL n’ont qu’un objectif : la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal qui permet de torturer des taureaux dans 11 départements du sud de la France sous couvert de tradition.

Merci de nous contacter si vous souhaitez rencontrer votre député ou votre sénateur (vous pouvez aussi en rencontrer beaucoup plus si vous le voulez). Nous vous expliquerons la marche à suivre.

Nous mettons en place des sessions de formation afin que vous puissiez agir dans les meilleures conditions. Chaque session est l’occasion de présenter les principaux arguments, de répondre à toutes vos interrogations, d’améliorer notre démarche grâce à vos remarques et critiques constructives, et de mettre en place des simulations de mise en situation.

Appel aux militants !

Dans le cadre de la mise en place des sessions de formation pour aller à la rencontre des députés et sénateurs, nous sommes à la recherche de lieux (salles polyvalentes, granges, remises, dépendances, petits théâtres …) qui pourraient nous accueillir avec les militants intéressés (séances plutôt le samedi après-midi). La configuration spatiale peut s’avérer simplement « spartiate », elle nécessite la possibilité de disposer de chaises ou bancs ou gradins, d’une table, et de pouvoir scinder la pièce en deux de manière à avoir un espace spectateur et un espace acteur.

Contacter son (sa) (ses) député(e)(s) ou sénateur(s)

Marche à suivre suggérée :

  1. Entrer en contact avec elle ou lui
  • par hasard, sur un marché, lors d’une réunion, parce que c’est votre voisin, un cousin, etc.
  • ou volontairement, en vous procurant l’adresse de sa permanence parlementaire sur le site de l’Assemblée nationale ou ailleurs (si vous ne l’avez pas, nous pouvons vous la procurer).
  1. Prendre rendez-vous avec son secrétariat

Pour ne pas braquer vos interlocuteurs au téléphone, vous pouvez donner comme sujet de votre préoccupation la protection animale en général.

  1. Avoir en tête l’objectif de votre visite, polie mais déterminée
  • Lui expliquer précisément en quoi consiste une corrida (en général, les députés connaissent la corrida, mais ignorent parfois qu’en France elle comprend la mise à mort, comme en Espagne).
  • Montrer votre indignation par rapport à l’injustice de la loi existante (rappelez-vous que, à cause de cet alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal, le taureau et le coq ne sont pas protégés des sévices cruels dans le sud et le nord de la France).
  • Avoir bien en tête que le-la député(e) en face de vous est légalement celui-celle de tous les Français, donc s’il-si elle vous dit que la corrida ne le-la concerne pas, car il n’y en a pas dans sa circonscription, c’est faux. Il-elle est concerné(e), comme nous tous.
  • Développer des arguments contre la corrida (par exemple le vote récent du Parlement de Catalogne espagnole), ou bien lui montrer des images (photos et films de Jérôme Lescure). Parler aussi du livre « Corrida la honte », des scandaleuses écoles de tauromachie et des subventions de certains conseils généraux ou régionaux.
  • Lui proposer de signer l’une des propositions de projet de loi (celle de son groupe politique quand elle existe).
  • En cas de refus de signature de la PPL, lui proposer de signer le manifeste du CRAC Europe.
  • Si son groupe n’a pas déposé une PPL, lui proposer de le faire lui-même.
  • Si vous vous heurtez à un refus sur toute la ligne, lui faire expliciter les raisons en disant que pour ne pas déformer sa pensée, et dans un souci d’honnêteté intellectuelle, vous allez noter par écrit ce qu’il-elle vous oppose pour en informer les associations concernées par le problème.

Merci de nous envoyer un compte-rendu de votre entrevue. Bon courage, et bon succès dans vos démarches !