Corrida et patrimoine, Tarascon fait un bon 25 ans en arrière… au moins
Non à la barbarie en guise de « culture » : Tarascon et le lobby taurin tentent de ressusciter un cadavre juridique !
Alors que le Conseil d’État a définitivement rayé la corrida du patrimoine immatériel de la France en 2016, certaines municipalités nostalgiques de la torture animale tentent un pathétique forcing.
À Tarascon, le conseil municipal vient de voter une motion pour réclamer à nouveau la protection de ce « spectacle » d’un autre âge. Une provocation balayée par l’Histoire et le droit.
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Un affront à la justice et à la sensibilité citoyenne
Le mercredi 9 septembre, le conseil municipal de Tarascon s’est tristement illustré en adoptant une motion de soutien à la « culture taurine », corrida comprise. Prise de panique face aux recours victorieux menés par les associations de protection animale dont le CRAC Europe dans plusieurs collectivités, la majorité municipale demande désormais à l’État, aux instances européennes et aux collectivités de reconnaître et de protéger ce qu’elle ose qualifier d’« élément du patrimoine ».
Parler d’« identité », de « lien social » ou d’« attractivité touristique » pour justifier l’agonie publique et sanglante de taureaux n’est plus seulement anachronique : c’est un déni complet de l’évolution de notre société.

Rappel des faits : la honte de 2011 définitivement effacée par la justice
Le lobby aficionado semble souffrir d’amnésie. Rappelons-leur les faits :
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La manœuvre honteuse de 2011 : En avril 2011, sous la pression d’un lobby taurin minoritaire mais influent, la corrida avait été subrepticement présentée inscrite quelques jours et en ligne à l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel de la France. Une décision prise en coulisses sous le ministère de Frédéric Mitterrand. Face à la mobilisation des associations et des Français elle disparait rapidement du site officiel en ligne. Mais qu’en etait-il réellement ?
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L’aveu de l’ancien ministre : Dans son livre La Récréation (2013), Frédéric Mitterrand lui-même est revenu sur cet épisode, confiant avoir été abusé par un groupuscule pro-corrida et qualifiant cette inscription de véritable erreur.
La victoire historique des associations devant le Conseil d’État : Menés par une mobilisation sans relâche, notamment grâce aux actions du CRAC Europe et de l’association Droits des animaux , les militants de la cause animale ont porté l’affaire en justice. Après l’annulation prononcée par la Cour d’appel de Paris en 2015, le Conseil d’État a définitivement tranché en juillet 2016 en rejetant le pourvoi des promoteurs de la corrida, l’ONCT présidé par André Viard et l’UVTF.

Résultat : la corrida a été officiellement et irrévocablement radiée du patrimoine immatériel français.
La torture ne sera jamais un patrimoine
En tentant de relancer ce débat dépassé, la mairie de Tarascon s’accroche à un navire qui coule. L’écrasante majorité des citoyens rejette aujourd’hui encore plus catégoriquement la souffrance animale donnée en spectacle. Brandir la tradition pour masquer la cruauté ne fonctionne plus.
Aucune motion municipale, aucun vote de circonstance ne pourra effacer la réalité juridique ni faire oublier la barbarie subie par les taureaux sur le sable des arènes.
Rien ne stoppera le sens de l’évoultion : la corrida est vouée à disparaitre, accélérons l’histoire.




