L’ Association des Vétérinaires Abolitionnistes de la Tauromachie et de la Maltraitance Animale  (AVATMA) assure que seulement 9 % des  toreros, des novilleros et des rejoneadores en Espagne ont travaillé en 2014. Par conséquent, elle considère qu’il est impossible que la filière ne soit pas subventionnée de manière importante par des fonds publics .

Dans un document élaboré par l’organisation, il est signalé que sur  810 toreros recensés,  623 ne sont intervenus dans aucune festivité et, en ce qui concerne les 3018 novilleros, seulement 123 ont travaillé.

« Si on additionne les toreros,  les novilleros et les rejoneadores, on obtient un chiffre total de 4225 professionnels, dont seulement  369 sont intervenus au cours d’une festivité, c’est-à-dire qu’en 2014 le pourcentage de cette catégorie de professionnels en activité était de 8,8 %« .

En outre, l’AVATMA met en avant la contradiction entre l’augmentation des professionnels de la filière au cours de ces sept dernières années  (de 7397 à 10194) et la réduction du nombre de festivités taurines organisées, à savoir,  1783 en moins durant cette période.

Les promoteurs de cette étude assurent que l’information sur laquelle se base ces affirmations provient des données officielles du Ministère de la Culture ainsi que des sources taurines. Ils considèrent, en conséquence, que la filière ne peut subsister que grâce aux aides  publiques ainsi qu’à une réduction de 7 à  10 % de leurs contributions à la Sécurité Sociale.

« En ce qui concerne les 1339 élevages de taureaux de combat enregistrés en Espagne, ils ne sont que 311 à avoir vendu un seul animal pour les spectacles tauromachiques et 155 ont vendu plus de dix animaux« .

AVATMA réfute l’affirmation selon laquelle la filière taurine contribuerait à la conservation de l’écosystème et assure que le pourcentage des pâturages voués à l’élevage  « ne représente que 10,35 % du nombre total des pâturages du pays ». Pour toutes ces raisons, le responsable des relations institutionnelles de l’association, Sergio Zaldívar, accuse la filière de mensonges et soutient que celle-ci «  a toujours avancé de faux arguments concernant les emplois et la conservation de l’écosystème ». Tout ceci afin de justifier les aides publiques et ainsi pouvoir perpétuer leur activité barbare.

Source (en espagnol) : Veterinarios contra la tauromaquia aseguran que sólo un 9 % de los toreros, novilleros y rejoneadores trabajaron en 2014 (Europa Press)