Photo prise par une militante depuis la cage où la police l'a placée après son interpellation
Photo prise par une militante depuis la cage où la police l’a placée après son interpellation

Ce samedi 23 mai, des actions citoyennes, indépendantes des associations, se sont multipliées à Nîmes, afin de dénoncer la torture des taureaux dans les arènes. Une nouvelle fois, les courageux militants ont été victimes de l’arbitraire, de cette dictature tauromachique qui n’en finit pas d’agoniser. D’après les informations qui nous arrivent, des dizaines de militants ont été placés en garde à vue. Leur crime ? Crier « Corrida Basta ! » ou être assis sur un banc. Honte à la France ! Honte à ce gouvernement, à ces élus locaux qui protègent et financent, avec notre argent, cette barbarie d’un autre temps.

Toute l’équipe du CRAC Europe tient à exprimer sa solidarité pleine et entière aux militants du 23 mai. Grâce à eux, une nouvelle fois dans une ville de sang, ce ne fut pas « la fête ». Toute action pacifique qui permet de témoigner et de dénoncer l’horreur tauromachique déstabilise le petit monde de la torture. Ce fut le cas ce samedi 23 mai à Nîmes. Bravo aux militants ! Tous unis pour en finir avec la barbarie !

Une 4ème proposition de loi pour l’abolition va bientôt être déposée à l’assemblée nationale. Combien de temps encore le débat démocratique va-t-il demeurer bloqué par une poignée d’élus sanguinaires ? Faudra-t-il un mort dans nos rangs pour que les autorités prennent la mesure du problème ? Car les faits sont têtus : l’hyper-violence est toujours du côté des aficionados : Rodilhan 2011, Rion des Landes 2013, Maubourguet 2014… Et partout là où on pratique des « sévices graves et des actes de cruauté » sur des herbivores, juste pour le plaisir…

Jean-Pierre Garrigues
Président du CRAC Europe

Supplément

28 mai 2015

Le CRAC Europe n’a jamais mandaté personne pour récolter quelque information que ce soit sur l’action citoyenne non déclarée qui s’est déroulée à Nîmes le 23 mai 2015. Notre position sur les actions non déclarées a été exprimée publiquement sur Facebook et sur notre site en janvier 2015, elle n’a pas changé. Nous n’avons aucune connaissance de qui sont les personnes prétendant agir à la demande du CRAC Europe et affirmant que le CRAC Europe souhaiterait quoi que ce soit à ce sujet. Nous démentons fermement ces assertions, qui ne proviennent en aucune manière de l’équipe dirigeante du CRAC Europe ou de ses délégués. Nous rappelons, une fois de plus, que seules les informations qui figurent sur notre page officielle peuvent être considérées comme des prises de position du CRAC Europe. Dans le cas contraire ou si nos propos donnent lieu à des interprétations ou des extrapolations que nous ne validons pas officiellement, il faut les considérer comme des rumeurs sans fondement comme il en circule à longueur d’année sur les réseaux, voire de malentendus ou même de manipulations, qui ne nous représentent en rien. L’équipe du CRAC Europe répond au cas par cas aux demandes individuelles des militants qui lui sont faites directement, comme elle l’a toujours fait.