Action d’information au Ministère de la culture :


Quelques jours plus tôt, dimanche 3 juillet, une trentaine de militants anti-corrida avaient saboté un cours de tauromachie. Deux fois plus nombreux que les apprentis toréos de salon, l’enseignement du prof a dû s’interrompre sous les railleries et les cris de « Corrida, basta ! », « Non à la corrida ! » jusqu’à ce que la police, appelée pour « embarquer » les militants, embarque le prof pour port d’armes blanches…

On ne pouvait espérer mieux !!!

Découvrez le film de l’action :


Lisez le compte-rendu de l’action, par Jean-Luc :

En ce dimanche 3 juin 2011 , et probablement galvanisés par l’inscription au Patrimoine Culturel du Ministre Frédéric Mitterrand, rien n’arrête les adeptes de la corrida…Après en avoir fait « promotion et invitation à participer » sur leur site internet, ces « adeptes ayant pignon sur rue » ont débarqué vers 10 heures pour une leçon de toreo suivie d’un pique nique et remise de prix (le tout, sans aucune autorisation de la Ville de Paris) dans un lieu public « les Arènes de Lutèce » à Paris (5ème arrondissement) . Ils ont manipulé pendant de longues minutes des épées de près de un mètre de long devant des enfants et des jeunes fréquentant ce lieu « public ». Puis, attendu que des citoyens leur ont fait savoir leur désaccord, ces « adeptes en démonstration », ont fait appel aux forces de l’ordre qui sont venues quelques minutes plus tard perturber leur « égocentrisme » du moment pour leur rappeler que, ironie du sort, la loi est la même pour tout le monde, et que leurs longs couteaux, ceux qu’ils plantent habituellement dans le corps d’un taureau, le faisant agoniser pendant de longues minutes, sont des armes par destination de 6ème catégorie (délit passible d’un maximum de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende jusqu’à 4000 euros selon le code de la défense Art. L2339-9). L’animateur du groupe, s’est donc vu logiquement emmené au commissariat pour port d’armes prohibées par des agents soucieux que la loi soit respectée.

Pour la première fois de son histoire, le Patrimoine Immatériel Culturel Français se retrouve au commissariat de police ??? N’y a-t-il pas quelque chose de surprenant la dedans ? N’était ce pas prévisible ? La honte française doit-elle continuer ? N’est il pas temps de retirer cette ignominie et de mettre le débat sur cet entretien de la torture enfin sur la table avec des intervenants de qualité ???