Notre déléguée Dominique Arizmendi a informé il y a quelques semaines l’Office de tourisme d’Arles que l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel immatériel de la France (PCI) figurait toujours sur son site officiel, inscription qui a été déclarée comme abrogée le 1er juin 2015. Dans les lignes qui suivent, Dominique raconte les circonstances qui ont mené à la suppression de cette mention devenue caduque.

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Début décembre 2015, en cherchant la date des corridas de septembre 2016, j’ai vu sur le site de l’Office de tourisme d’Arles les phrases suivantes : « Depuis le 22 avril 2011 la tauromachie est inscrite sur la liste du Patrimoine immatériel français. La France devient ainsi le premier pays taurin au monde à effectuer cette démarche. L’annonce d’André Viard, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, est le fruit d’un travail considérable mené par l’Observatoire, lui-même créé à Arles en 2008. »

Je téléphone pour expliquer que c’est fini depuis la décision de la Cour administrative d’appel de Paris le 1er juin 2015. On note et on me demande si j’ai une autre question. Je réponds que ce n’est pas une question, mais qu’on peut remplacer par  « Arles est une ville de sang, où on pratique la barbarie… »

On me demande ce que je pense des attentats de Paris. Je réponds disant que je ne vois pas le rapport avec la corrida. On me redemande ce que je pense des attentats de Paris et que là il y a du sang et on me raccroche au nez.

Le directeur me rappelle pour me présenter ses excuses et me dire qu’il avait dit à son agent son mécontentement, qu’elle n’avait pas été professionnelle, bref qu’on était en démocratie et qu’on avait  le droit d’avoir des opinions différentes. Il n’est pas au courant que le corrida n’est plus au PCI et m’a dit qu’Arles était une ville de feria. Je lui explique la différence entre corrida et feria et je lui envoie un courrier courtois, dans lequel figurent des liens vers des articles de presse parus à la suite de la décision d’abrogation du PCI  (voir ici dans la colonne de droite).

Le 13 janvier, victoire ! L’Office de tourisme a retiré les deux phrases de son site. La secrétaire du directeur m’a dit qu’avait également été retiré un passage relatif à l’inscription au patrimoine de l’Unesco (il s’agit d’une première tentative menée en 2010 par l’ONCT, procédure interrompue par le fait que l’inscription au PCI devait être obtenue au préalable… sans que l’Unesco ne donne suite pour autant). La secrétaire s’est montrée charmante, elle m’a dit qu’ils n’avaient pas été mis au courant, que suite à mes démarches ils avaient cherché une confirmation par eux-mêmes et que, l’ayant obtenue, ils avaient corrigé leur erreur.

Un grand merci à l’équipe de l’Office de tourisme d’Arles pour son écoute, sa réactivité et son honnêteté !

Dominique Arizmendi, déléguée Bouches-du-Rhône

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