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[jaune]Page 17 :[/jaune] « Je ne m’intéresse en aucune façon à la question pour ou contre la corrida. Ce débat m’est étranger. Naturellement je suis pour, et l’hostilité envers cet art, l’ardent souhait que forment, hélas, un grand nombre de gens de le voir supprimé, m’apparaît si stupide que je suis tout à fait désarmé devant la question. Je ne comprends pas qu’on veuille détruire la race des taureaux de combat (que la disparition des corridas entraînerait nécessairement) pour en épargner fictivement quelques spécimens. »
[jaune] Manifestement, M. Podalydès est très mal renseigné et ne sait pas que l’immense majorité des taureaux ne passent pas par la case « torture tauromachique » et vont directement à l’abattoir pour être vendus sous l’appellation viande de « toro ». Sans la corrida, les élevages perdureront bien évidemment. [/jaune]
[jaune]Page 27 :[/jaune] « La corrida est belle parfois dans sa douceur fade, ce calme ennuyé qui s’installe au beau milieu de l’arène, quand le taureau se révèle aussi éteint qu’un vieux cheval ; quand on attend que la piste soit libérée après l’estocade, et que le combat de bout en bout n’a jamais décollé ; quand le torero affectant l’indifférence au public indifférent rejoint en silence la barrière, tête basse. »
[jaune] Traduction : un malheureux herbivore ne s’est pas défendu et a été massacré dans l’indifférence générale. La souffrance de l’animal ? Pas un mot… [/jaune]
[jaune]Page 30 : Denis Podalydès décrit en détail les nombreuses corridas auxquelles il a assisté. Le 23 août 2001 à Bilbao :[/jaune] « Tercio de pique violent, éprouvant, magnifique. Puissance contre puissance, rage contre masse, enfer contre paradis ! Le cheval roule au sol. Pas d’affolement. Le cavalier habile se tire du danger. Cornes contre cuir du peto. Mouvements de poussée. Acharnement de l’animal contre l’animal. Déferlement de force, de vouloir s’entre-tuer. Et c’est ce qui arrive. Le taureau soudain semble s’apaiser, s’écarte de lui-même. Le cheval tire sur son encolure pour se relever. Alors revient au galop le taureau en furie, baisse la tête, plonge sa corne dans le cou dénudé, offert du cheval. Énorme trou, jet de sang. Œil fou du cheval. Hennissement aigu. Le taureau y retourne. Masse noire fouillant la masse brune. On tire sur sa queue. Cris dans l’arène. On parvient à sortir le taureau de là, qui réclame sa part, veut finir sa besogne, voir son adversaire bien mort. On coupe la giclée de sang avec une serviette, qui devient rose puis toute rouge. On la fourre toute rouge en pelotonnée dans la blessure qui l’engloutit. Une autre serviette, pareille. C’est épuisant à voir ; morbidité passionnée ; mon visage de bout en bout est plissé comme celui de ma mère quand elle découpait la viande au couteau électrique. Sentiments violents, bizarres, exaltés. Je n’ai aucune fierté à voir ça, mais je me sens poindre une frénésie d’orgueil, comme si on m’attaquait injustement, et que je devais me défendre contre tous. Je finis par rire de ma drôle d’humeur, tandis que je tiens ces jumelles de touriste, dans ma petite chemise qui me donne l’air, je trouve, d’un garçonnet…. 24 août : dans le journal, je lis en espagnol que le cheval blessé est mort. »
[jaune] D. Podalydès est vraiment un être bien malade pour être capable d’écrire de pareilles horreurs. La notion d’empathie lui est totalement étrangère…[/jaune]
[jaune]Page 33 : [/jaune]« Septembre 2002. Mon frère assiste à la corrida et s’en trouve presque mal. Non, vraiment, ce n’est pas pour lui, il ne comprend pas, s’ennuie, déteste, souffre, blêmit. Qu’il s’agisse des deux plus grands toreros possibles ne modifie en rien son jugement, ses deux-là, à ses yeux, ne sont que des bouchers. Je ne sais que lui dire. »
[jaune] Changer de frère, peut-être ? [/jaune]
[jaune] Page 36, l’auteur nous parle de taureaux vicieux. Tout le langage tauromachique y passe. Le renversement des valeurs est à l’œuvre. Et, page 37, D. Podalydès semble apprécier le massacre .[/jaune]« Comme à chaque fin de corrida minable où le sang, faisant des bulles sur l’échine des taureaux, m’était monté aux lèvres. Le second m’avait paru si mal piqué, horriblement blessé, déversant sa confiture sanguine en si épaisses coulées de part et d’autre de ses flancs haletants. »
[jaune] Page 39, un peu de lucidité de la part de l’aficionado en herbe : [/jaune]« La corrida, oui. Seul. Avec ce plaisir amer qui me tient toujours quand je vais seul aux arènes. Timide, méfiant, fermé, je m’aventure à la corrida comme si je me sentais coupable et débauché. »
Et, page 50 : « Je me fais l’effet ici d’une sorte de pervers, adonné à sa passion coupable, qui l’éloigne des siens, de ceux qu’il aime et dont il est aimé, qu’il devrait aimer mieux, au lieu de se promener dans des villes où il n’a que faire. »

[jaune]Page 144, D. Podalydès s’amuse à toréer des vachettes lors de tientas : [/jaune] « Grégoire m’a prévenu : quand elle sera proche de l’épuisement, et si elle ne lui semble pas trop vicieuse, il me fera signe, j’entrerai, il reprendra la cape, me la tendra… » [jaune]Dans cette histoire abjecte, qui est le vicieux ?[/jaune]

[jaune]Et enfin, page 151, Podalydès insulte les vaches innocentes, comme si la torture des taureaux ne suffisait pas : [/jaune]« Du vent, des mots, du bruit. Ça ne s’interpose pas. Ça n’atteint surtout pas le taureau, qui ne connaît que souffle rauque, halètement barbare, déchirure de l’air vaguement agité de cris ; cris pénibles qui font bouillir davantage son œil, sa haine concentrée, sa bêtise. Et toujours quelques rires, pas moqueurs, plutôt franchement sympathiques. Et si je pouvais la faire rire, la vachette, trouver ce coin d’humanité en elle, sensible à l’humour, qui la désarmerait ? Cette connasse est plus bornée de jamais. » [jaune]Et D. P. nous semble totalement dégénéré…[/jaune]

[jaune]Si vous voulez réagir à la prose nauséabonde de ce triste individu, vous pouvez lui écrire à l’adresse suivante. Le courrier lui parviendra, nous le savons car il a déjà répondu à une adhérente du CRAC Europe :

Denis Podalydès

Comédie française
1 place Colette

75001 PARIS

Ou par mail : informations@comedie-francaise.org

Vous pouvez également écrire à son éditeur, attachée de presse des Editions du Seuil : icreusot@seuil.com

Merci pour votre participation à cette action de protestation !

Pour le CRAC Europe,

Jean-Pierre Garrigues
Vice-président [/jaune]

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