Une délibération du 6 octobre 2015 du conseil municipal de Mont-de-Marsan révèle des chiffres hallucinants sur ce que les spectacles de torture coûtent aux contribuables montois : environ 400 000 euros sont consacrés à l’achat des taureaux destinés à périr après une agonie interminable. Le montant vous semble astronomique ? Il n’inclut pourtant pas les salaires des toreros, des quadrilles et de la publicité (affiches, etc.).

À une personne qui lui demande si ces 400 000 euros ne seraient pas mieux employés pour les écoles de la ville, Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, répond que les comptes sont à l’équilibre grâce aux ventes de places.

Une militante anticorrida montoise vient donc de lui demander par LRAR de rendre public le montant des salaires des matadors et de leurs équipes, ce que madame la maire est supposée être tenue de faire. Pour information, un torero très connu tel que El Juli — qui sera à Mont-de-Marsan cette année — peut obtenir autour de 100 000 à 150 000 euros par « prestation ». Et ce sont quinze matadors qui se succéderont du 20 au 24 juillet dans le torturodrome de la ville. De toute évidence, rien n’est trop cher aux yeux de la mairie pour satisfaire le besoin insatiable de souffrance et de sang des aficionados qui se presseront dans sa ville pendant ces cinq jours de barbarie.

C’est tout simplement insupportable. Les militants anti-corrida de tous bords doivent se montrer unis, quelles que soient leurs sensibilités et leurs préférences, pour s’opposer ensemble à ces pratiques ignobles. Seule une mobilisation massive pourra faire reculer la municipalité de Mont-de-Marsan, en lui montrant que plus personne de sensé ne veut de l’horreur tauromachique, en dehors d’un mundillo à la dérive qui n’en finit plus de s’accrocher à ses pulsions morbides.

Toutes et tous à Mont-de-Marsan samedi 23 juillet pour crier haut et fort que cette ignominie doit cesser !

Roger Lahana, vice-président du CRAC Europe

Texte de la délibération du conseil municipal de Mont-de-Marsan : cliquer ici