Une fois de plus, Max Roustan ne prend pas la peine de répondre à nos courriers. Une fois de plus, Max Roustan méprise l’immense majorité de ses concitoyens, qui sont aussi, pour une partie d’entre eux, ses électeurs. Dans un article du Midi Libre du 31 mai, il précise : « Je n’arrêterai pas les corridas à Alès dans les trois ans qui viennent, parce que je ne cède pas à la menace verbale de groupes fanatisés. » Pour lui, une action citoyenne correspond à des « groupes fanatisés ». Il est vrai que le maire d’Alès n’a jamais été un grand démocrate : il suffit d’assister à un conseil municipal pour s’en persuader. Mais de là à stigmatiser les abolitionnistes tout en cherchant une légitimité auprès d’autres associations… Un nouveau pas est franchi par le maire d’Alès. Personne n’est dupe de cette grossière manipulation. Le CRAC est légitime dans ses demandes et le CRAC a toujours insisté pour que les citoyens interpellent de façon courtoise le maire et son adjoint à la tauromachie. Parler des « nombreux courriers de menaces et d’insultes adressés par les membres du Crac » relève de la désinformation et de la calomnie. Que les auteurs de ces propos en apportent la preuve ou se taisent.

Le maire d’Alès ne souhaite pas recevoir les représentants des structures qui le gênent le plus et tente de semer le trouble. Il se présente comme le garant de la poursuite de la torture tauromachique pour les trois années à venir. Nous appelons dès aujourd’hui à voter contre lui les 10 et 17 juin prochains lors des élections législatives. Les élus aficionados ou complices de la barbarie des arènes doivent disparaître du champ politique. Notre arme : le bulletin de vote. Dans la 4e circonscription du Gard, nous avons déjà des candidats abolitionnistes : Isabelle Brion (LT), Édouard Chaulet (FDG), Odile Veillerette (EELV, qui avait pris la parole lors de notre manifestation du 20 mai dernier devant les arènes d’Alès), Vincent Rivet-Martel (AEI). Nous attendons d’autres réponses de candidats.

Max Roustan, droit dans ses bottes, n’a manifestement pas saisi l’ampleur du mouvement abolitionniste qui a commencé à déferler sur la capitale des Cévennes. De manière pacifiste, citoyenne et non violente, nous allons nous charger de le lui faire comprendre dans les semaines et les mois à venir. Des actions sont en préparation. On ne négocie pas avec la torture. Elle doit simplement disparaître, démocratiquement. À quand un référendum à Alès sur le sujet ? Max Roustan aurait-il peur de l’avis d’une population « fanatisée » ?

Pour l’équipe et les partenaires,
Jean-Pierre Garrigues