La cause animale me parle particulièrement à cause de la profonde injustice que peuvent subir des êtres sans défense. Étant depuis longtemps très concernée par l’écologie, on y parle de flore mais aussi de faune. La pollution que génère cette consommation excessive d’animaux à grande échelle, c’est une absurdité… Et plus le temps passe, plus j’en prends conscience. Je prends conscience que l’humain fait n’importe quoi. L’homme peut être un ennemi pour l’homme, mais pire encore pour les animaux. Sauf que ces derniers, eux, n’ont rien demandé. Plus je me suis intéressée à la cause animale, plus j’ai réalisé l’horreur qu’ils subissaient. Je me contentais de les manger, mais je ne faisais pas complètement le lien entre la vache de la photo et le steak dans mon assiette.

J’ai décidé il y a quelques années de ne plus manger de viande, puis plus de poisson… Je suis en cours de véganisation. C’est un chemin qui ouvre les yeux. On ne peut plus faire marche arrière lorsqu’on a pris conscience. Suite au combat de nombreuses associations qui se battent sur le terrain, le courage à la main, je ne peux plus dire aujourd’hui que je ne sais pas. Je ne peux plus me taire.

J’ai un jour fait un concert dans une arène. J’avais vu les images choquantes des corridas sur Internet. J’ai réalisé que j’allais chanter sur un lieu où des meurtres d’animaux ont été commis. Bouleversante expérience… La corrida n’est autre qu’une exécution publique d’êtres sans défense. La corrida est une injustice qui ne doit être tolérée par aucun État, aucun pays. La corrida est aussi terrible par la futilité de son but. Des taureaux massacrés pour divertir un peuple ? Pour honorer une tradition moyenâgeuse ? Sacrifier un animal pour esthétiser sa mort ? Pour le simple plaisir des yeux ? Pour nourrir un sentiment de supériorité face à cet animal si puissant qu’est le taureau ?

C’est aberrant. Le monde a changé. Il est temps de s’élever et d’arrêter définitivement ces conneries.

C’est ainsi que j’ai décidé de devenir végétarienne.

Samaha

Légende photo : Samaha à la conférence de presse d’AnimalPolitique, le 22 novembre 2016