Depuis deux ans, un fondeur d’art connu sous le nom d’Artymetal organise en été une exposition de très bon niveau ouverte à tous les artistes. Deux prix sont décernés, le prix Jury et le prix Public. Le gagnant a le privilège d’avoir une reproduction de son oeuvre en bronze.

Cette année, un artiste de la région d’Alès (par ailleurs militant du CRAC Europe) présentera une nouvelle oeuvre intitulée Alinéa 7, en référence à l’alinéa qui dépénalise les tortures tauromachiques dans certains départements français alors que la corrida est définie comme un délit dans le Code pénal.

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Dans le texte qui accompagne son oeuvre, il écrit en particulier les mots qui suivent : « L’autre nuit, j’ai fait un rêve prémonitoire. Dans une arène quasiment vide, un magnifique et puissant taureau arrache d’un coup de corne une page du Code pénal et pas n’importe laquelle ! Il s’agit de la page comprenant le honteux alinéa 7 de l’article 521-1 autorisant les mauvais traitements taurins dans douze départements français sous prétexte de tradition. Ce rêve magnifique ne pouvait qu’avoir une suite et être matérialisé. »

Il conclut par deux citations. La première est de Victor Hugo, elle a été lancée avec panache par l’avocat de la fondation Bardot lors du procès contre les organisateurs du saut dans l’arène de Rion-des-Landes en 2013. La seconde est une phrase prononcée par Maître Phung lors de sa plaidoirie au procès de Rodilhan.

Rien n’arrête une idée dont le temps est venu.
Quand la tradition tue, il faut tuer la tradition.

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