Ce marché est très révélateur d’une concentration d’aficionados vieillissants.

Certains pour le maintien de cette tradition coûte que coûte alors qu’ils n’y vont plus eux-mêmes depuis des années !

L’argument souvent entendu :

« on aime les taureaux, nous »

En sous entendu, nous abolitionnistes, nous ne les aimons pas…

D’où le dicton : « Qui aime bien châtie bien ! »

Ce fut notre réponse à chaque fois.

Beaucoup d’agressivité dans la communication si tant est qu’il y en ait une : « Vous devriez aller vivre dans le nord »

« Vous nous emm… »

« Vive la corrida » etc…

Et puis une rencontre, plus constructive… Le gérant d’une bodega nîmoise qui nous soutient et nous prend quelques tracts pour les afficher fièrement dans son établissement.

« Vous plaisantez monsieur ? »

Réponse : « Je suis nîmois et je fais ce que je veux chez moi ! Qu’ils viennent me faire une réflexion et ils verront » Courageux !

Notre présence fut en revanche bien accueillie par les jeunes, souvent arrivés en fin de matinée, et les exposants avec lesquels nous échangeons avec convivialité.

Quelques touristes effarés par l’existence même des corridas et persuadés que « ça ne se faisait plus … »

Suite à notre action sur le marché, le journal local Objectif Gard publiait un sondage.

« Une feria sans corrida, vous êtes plutôt POUR ou CONTRE ? »

Les résultats sont sans appel, 75 % des Gardois sont POUR une féria sans corrida. 25 % sont CONTRE

Objectif Gard écrira, je cite : « Il est important de préciser que ce sondage réalisé ce vendredi souffre de la mobilisation exceptionnelle des anti corrida qui ont invité de façon virale leurs supporters à voter »

Le principe même d’un sondage n’est-il pas de se mobiliser ? S’ils ne le font pas c’est qu’ils ne le sont pas.

Un grand merci à Anne pour sa participation active !

L’équipe du CRAC Europe

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