Chers amis militants et sympathisants.,

Dimanche 11 août 2013, le Front 66 des Luttes pour l’Abolition des Corridas (FLAC66) assurera une présence active non violente à MILLAS, dans les Pyrénées Orientales, afin de s’élever contre la corrida, tortures et mort de 6 (six) taureaux, qui se déroulera l’après-midi aux arènes du village.

Nous vous proposons un rassemblement , à partir de 15 H 30, sur le rond-point du torero , à l’entrée du village, côté Perpignan.

Vous pourrez faire du bruit avec des instruments et divers objets, si vous le désirez (sifflet, cloche, casserole, etc …)

Les banderoles et pancartes que vous pourrez apporter seront les bienvenues !

Distribution de tracts.

Renseignements et covoiturage pour Millas à partir de Perpignan : tél 04 68 35 61 13. (rép)

Nous vous attendons nombreux. Merci à tous !

FLAC66


Suite à la présentation de la féria-corrida de MILLAS, dans les Pyrénées Orientales, le 23 juillet 2013, le FLAC66 nous fait parvenir une lettre ouverte au Maire de ce village, Madame BEFFARA.


A Madame Beffara, Maire de Millas.

La trentaine de citoyens opposés à la barbarie qui se sont manifestés en brandissant des banderoles, lors de la présentation de la féria et de la corrida de Millas le 23 juillet 2013, au Palais des Rois de Majorque, à Perpignan, n’a eu droit qu’à des bousculades, insultes, mensonges, propos diffamatoires, menaces. Le ridicule était du côté des élus plantés sur la scène, dont certains étaient visiblement mal à l’aise de les voir ainsi maltraités.

Qui fut dupe de votre manipulation de la vérité, Madame, à des fins bassement électorales, parmi la centaine d’amateurs de petits fours gratuits ?

Nous vous rappelons, Madame, que la corrida est interdite en France par le Code Pénal et seulement tolérée dans certaines régions, où l’on peut alors commettre des sévices sur des taureaux. Laisser se dérouler de tels actes dans le village dont vous êtes le maire, encourager et financer ces pratiques révolues est indigne d’un élu responsable.

Au Palais, l’appel à la haine et à la violence contre des citoyens non violents a servi de trame aux diverses interventions. « Dégagez-les », « je vais leur casser la gueule », « gueules antipathiques à virer d’ici », « ce sont des racistes (?) » ont ponctué les déclarations contre ces jeunes gens.

Le récit, Madame, que vous avez fait de « provocations sans nom devant chez B. Lopez » à Millas en août 2010, relève du mensonge car vous avez la preuve, par le reportage de FR3, que c’est la brutalité de ce monsieur et de ses nervis qui a fait déraper la situation et envoyé cinq personnes aux urgences.

Votre responsabilité pénale n’est peut-être pas engagée, mais la morale, pour peu que ce mot évoque en vous quelque chose, l’est totalement. Vous avez osé des allusions à des débats avec des anti-corrida et des dialogues qui n’ont jamais existé et donné en permanence la preuve de votre intolérance à la liberté d’expression. Vous osez même déclarer avoir donné une autorisation d’affichage sur les grilles de la mairie ! Mais rappelez-vous : nous nous sommes passés de votre autorisation.

Nous voudrions « tuer la fête » ? Ce qui se déroule à Millas aux dépens de bêtes torturées, est-ce une « fête » ? Vous osez même avancer qu’il existe de plus nobles causes à défendre ! Mais que savez-vous des autres combats de ces militants ? Quels sont les vôtres ?

N’avez-vous donc que la corrida, cette barbarie d’un âge révolu, à proposer ? La commune de Millas n’a-t-elle donc pas d’autre but que de dépenser l’argent public en faisant souffrir et mettant à mort des bovins ? Les Millassois sont-ils d’accord ? Que ne donnez-vous l’exemple d’une fête propre ?

La « fête », est-ce la beuverie organisée avec distribution de boisson anisée par le président du Conseil Régional et une députée (médecin !) ?

La « fête », est-ce l’ivresse des jeunes et la bagarre ?

La « fête » prétendument gratuite, mais où tout est financé par l’argent public, est-ce du pain
et des jeux sanglants ?

Quel peu de respect pour les citoyens !

Heureusement qu’une phrase à l’humour involontaire du président de Région, a émaillé sa péroraison soporifique et nous a bien fait rire. Evoquant l’interdiction de la corrida en Catalogne : « il y a deux Catalognes, la Catalogne intolérante, et celle qui le restera » !!! a-t-il déclamé ! Ça ne s’invente pas.

Front 66 des Luttes pour l’Abolition des Corridas – FLAC66

Et ci-dessous, le compte-rendu relatant l’accueil injurieux qui a été fait aux militants présents.


Le FLAC 66 vous prie de bien vouloir trouver une réaction, suite à la présentation de la féria de Millas (P.O.) au Palais de Rois de Majorque le 23 juillet 2013.

« Délit de sale gueule de militants anti-corrida »

Vingt-quatre militants du FLAC 66 (Front 66 des Luttes pour l’Abolition des Corridas) et amis ont exprimé, en silence et sans violence, leur désaccord sur la corrida et son financement, au cours de la présentation de la féria de Millas, offerte par le Conseil Général, le 23 juillet 2013, au Palais des Rois de Majorque à Perpignan. Étaient présents le Président du Conseil Régional, la Présidente du Conseil Général, Mme le Maire de Millas, la députée S. Neuville, quelques conseillers généraux et Bernard Lopez, l’organisateur de la féria-corrida.

Les militants n’ont pas bougé tant que s’est déroulée la partie « féria », devant une centaine d’affidés, pressés d’en découdre avec le somptueux buffet.

C’est quand a été évoquée la corrida que les tentatives des militants de hisser des banderoles indiquant leur opposition à celle-ci et à son financement sur fonds publics, se sont multipliées. Outre des arrachages brutaux de ces panneaux par des membres du comité, les présentateurs ont exprimé leur ébahissement, puis leur colère et leur haine contre les manifestants par une violence verbale et des appels au lynchage : « dégagez-les », « je vais leur casser la gueule », « gueules antipathiques à virer d’ici », « racistes », « plaquez-les », « allez, les comités, tirez-les ».

Le Président Bourquin a désigné les partisans de non-violence, ceux qui luttent contre les pratiques indignes de la corrida, de « gueules antipathiques » qu’« ils portent sur eux ». La féria, selon Bourquin, serait une fête populaire gratuite, que les antis voudraient « tuer ».

Vu les dizaines de milliers d’euros attribués par les Conseils Régional et Général et la Mairie de Millas, la gratuité est un euphémisme. Pour le « populaire », les boissons anisées versées généreusement à qui en veut seraient le lien indispensable pour faire la fête. Nous sommes très loin de la convivialité des « festes major », elles vraiment traditionnelles.

Respect de l’autre, démocratie, liberté d’expression, droit de manifester sont des concepts ignorés des élus présents. Dire non à la torturomachie est pour Mme Beffara une « provocation inouïe qui l’oblige à prendre un arrêté » interdisant aux opposants de venir au village de Millas.

Dire non à la torture animale provoque chez B. Lopez, déjà surpris par FR3 en 2010 à frapper un militant, une colère telle qu’il « veut casser la gueule à ces gens, comme il l’a déjà fait ». Le service d’ordre, aux ordres, a reconduit dehors les « empêcheurs de tuer en rond ». Les amateurs de sang sont restés entre eux. Certains ont même promis des représailles si des antis « se pointaient à Millas ».

Citoyens, avec nous, dites non à la barbarie !

Mairie de Millas : mairie@millas.com.fr – Tél : 04 68 5735 03

FRONT66 des LUTTES pour l’ABOLITION des CORRIDAS flac66@wanadoo.fr