620 personnes avaient manifesté leur intention de participer à l’action citoyenne de contestation contre la corrida portugaise. Merci à elles et à eux. Notre revendication tend à supprimer l’alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal donnant une dérogation sur quelques lieux à la corrida dans le cadre des sanctions contre les actes de sévices et cruautés envers les animaux. Depuis le début de l’année 2014 cette dérogation est en contradiction avec l’amendement Glavany reconnaissant l’animal comme être sensible.
Les intentions de déplacement étaient importantes.

Après l’annonce du report par le maire la plupart des participants ont choisi de se mobiliser pour la date de report. Les voitures se sont dirigées vers Carcassonne dont nous souhaitons un beau succès.

Cependant certains sont passés le matin, et une vingtaine ont fait le déplacement l’après-midi, dans l’anonymat. Il restait à quelques-uns (6 gersois) la tâche de la présence physique et visible en position à côté des arènes de 16h30 à 18h00. Ce qui fut fait sans manifestation provocante, l’identification des militants étant suffisante pour « animer » les conversations du public présent.

Le débat est désormais installé à Cazaubon.

Nous n’avons pas souhaité rencontrer le maire dans un moment tendu, mais nous demanderons officiellement un entretien dans les jours qui suivent.

Un contrôle a été opéré sur réquisition du procureur, sur une voiture et ses occupants. L’officier de gendarmerie qui a procédé à l’intervention sur la route n’a ciblé qu’une voiture parmi toutes celles qui passaient à ce moment-là. Celle du créateur de l’événement facebook. Le contrôle s’est passé de façon courtoise et aimable. La réquisition de nos documents se faisait dans le cadre de l’événement en cours à Cazaubon nous a-t-on dit. Dans la conversation nous avons appris que l’agent de police judiciaire faisait une recherche pour savoir si nous n’avions pas de fiche. Dans le même temps nous nous entendons dire qu’il n’existe pas de fiche « anti-corrida ». Pendant ce temps une équipe de FR3 se prépare à quitter le campo sans nous avoir rencontré. L’officier présent nous a demandé si nos intentions étaient pacifiques et a enchaîné sur le fait que les bagarres étaient nombreuses un peu partout, parlant des blessés de la fête de Plaisance du Gers, notamment, et des méfaits de l’alcool, ainsi que de la montée visible de la violence.

Sur place notre arrivée a été immédiatement constatée par le public qui était installé autour des « estanquets » mais il n’y a pas eu de manifestation d’hostilité, à part quelques regards, et une tension palpable. Les forces de gendarmerie présentes étaient assez nombreuses et très vigilantes.

Notre départ, en groupe, a été salué par des sifflets, nous nous sommes fait huer et quelques quolibets sont arrivés à nos oreilles. Deux jeunes gens ont cru bon de nous suivre pendant deux cents mètres puis ils sont revenus à leur comptoir.

Nos revendications sont menées de façon pacifique, parfois spectaculaire mais toujours pacifique, parler de provocation, de violence c’est qualifier de délit le droit à l’expression d’opinion.

Accepter la réaction violente de quelques personnes dans le public des arènes c’est donner raison à ceux qui choisissent de se faire eux-mêmes justice par le lynchage de celles ou ceux qui osent perturber quelques minutes leurs habitudes.

Nous continuerons avec la dignité que demande notre revendication, notre action sur Cazaubon et remercions les militants qui se sont engagés en nombre.

Bien cordialement

Georges Nosella

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