Nimes la honte. Nîmes et sa feria avec quatre jours de folie meurtrière. Au total quarante-deux taureaux persécutés et torturés jusqu’à ce que mort s’en suive dans ces belles arènes nîmoises. Belles de l’extérieur, macabres à l’intérieur.

Pour notre action ce dimanche 15 mai, nous décidons de nous positionner sur le grand rond-point du Colisée situé à l’entrée principale en direction du centre ville. Un rond-point à feux, donc très pratique pour la distribution de tracts. Notre démarche ayant pour objectif d’être vus de tous et de mener à bien notre campagne d’information auprès des citoyens qui ne vont pas forcément aux corridas, afin d’attirer leur attention sur la cruauté de ces « spectacles » ainsi que sur le scandale des écoles taurines dont ils ignorent souvent l’existence.

Dès 14 h, nous prenons place et déployons banderoles et pancartes. Nous disposons draps tachés de faux sang, fausses banderilles et cornes de taureaux pour le dying happening. La sono est prête.

14 h 30 – 15 h 00, les militants arrivent et chacun se met en place. Nous sommes une cinquantaine. Le groupe qui tracte se dispersent autour des feux et le groupe du dying happening prend place sur la pelouse du rond-point, dispersé lui aussi à différents endroits stratégiques. La scène enfin prend forme sur des musiques de Chopin, Beethoven et Hans Zimmer en hommage aux taureaux suppliciés pour la « fête »… sous le regard ébahi des passants. L’émotion est à son comble, la musique entendue par tous.

Les tracts sont distribués durant trois heures et l’opération est majoritairement bien accueillie par les automobilistes qui se rendent la plupart du temps à la fête mais pas à la corrida…

18 h, heure du début de la corrida et fin de la manifestation, nous nous réunissons tous sur le haut du rond-point pour un ultime hommage.

Nîmes, ville de la honte, quand nous parvient le bilan vu par les aficionados de ces quatre jours de torture et de messes funèbres : « Des taureaux en manque de volonté »… « Des taureaux qui ont laissé une impression de grande faiblesse »… Quarante-deux taureaux sacrifiés en quatre jours au nom de la tradition pour la « gloire » et « la beauté du geste ». Pour la folie de quelques hommes.

Un grand merci à tous nos fidèles militants, mais aussi aux nouveaux qui ce sont mobilisés pour cette action.
Sans eux rien ne se ferait.

Elsa Strasser
Co-déléguée du Gard pour le CRAC Europe

Galerie photos : 1 à 8 Roger Lahana, 9 à 37 Véronique Perrot

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