Nous avions rendez-vous à 13 h 15 au centre ville d’Epinal où l’association Argos avait réservé un emplacement dans les rues piétonnes pour organiser un happening dénonçant la barbarie des arènes. Une quinzaine de militants nous ont rejoints, dont quatre volontaires pour représenter trois taureaux et un torero. Ce dernier arborait un habit  confectionné pour la circonstance par une couturière professionnelle qui mérite des félicitations pour son travail de grande qualité.

Je me suis occupée  de la mise en scène que nous avons voulue sanglante afin d’attirer l’attention des badauds. Beaucoup de curieux se sont approchés, ont posé des questions, ont manifesté de l’intérêt à la lutte pour l’abolition et ont signé les pétitions. Un dialogue constructif s’est instauré avec des passants défenseurs des animaux et approuvant pleinement notre démarche. Quelques commerçantes sont sorties de leur boutique pour venir signer la pétition.

Nous avons aussi rencontré de l’indifférence, ou un refus de nos tracts par des « non » catégoriques, mais pour une fois je n’ai pas entendu la litanie : « occupez-vous des humains, etc… ».

Nous avons plié bagage peu après 17 h.

En cet après-midi du 9 juillet 2016 dans cette petite ville des Vosges, loin de la cruauté des arènes, nous avons été à coup sûr l’attraction des rues commerçantes, espérant avoir marqué les consciences et saboté l’envie de faire du tourisme dans les villes tauromachiques du Sud.

Chantal Girot, déléguée du CRAC Europe pour la Franche-Comté
et Michèle Clément, déléguée du CRAC Europe déléguée pour la Lorraine

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