Nous tenions à remercier tous les militants présents pour leur détermination, ainsi que l’association Animal Cross, le CAAC, les militants venus de Belgique Association Bite Back For Animal Liberation For Animals Rights pour leur militantisme contre les actes de cruautés envers nos sans voix. Remercier, Marie pour son travail, et Cécile qui a tracté nuit et jour mobilisant et informant les habitants à venir nous rejoindre.

Nous avons eu une semaine de négociations, où l’entretien à la Mairie avec Madame le Maire s’est très bien passé. Ne pouvant faire le cortège demandé et arriver par la rue des arènes qui devait être bloquée, nous avons changé notre parcours comme convenu, parcours qui a été envoyé à Mme le Maire vendredi. Nous nous sommes réunis comme elle le souhaitait devant l’église, où aucune organisation ni protection avait été mise en place en avance. Lors de notre préparation une femme est venu jeter de la nourriture sur notre véhicule, faisant venir des aficionados tout autour de nous, nous avons alors demandé au RG présent de prévenir la Gendarmerie et de mettre en place la sécurité qui avait été demandée.

Après de longs moments pour obtenir une escorte comme il était convenu, nous avons pu défiler pour nous rendre vers les arènes, où nous devions avoir un emplacement. Nous avons été très touchés de voir les habitants de Saint Vincent de Tyrosse nous saluer, nous dire merci d’être là, nous disant « nous ne voulons plus de cette barbarie chez nous ».

Nous avons croisé un Maire d’une autre commune qui n’aime pourtant pas la corrida, à notre grand étonnement, il nous a répondu que c’était un lieu où les politiques se faisaient voir…

Nous avons donc été en direction des arènes où la gendarmerie, nous a demandé de nous positionner là où nous le pouvions. Ce qui n’a pas plu à Mme le Maire car les aficionados passaient entre nous, nous étions trop près des arènes d’après eux ce qui devaient les déranger pour commencer leurs actes de cruautés. Nous avons donc décidé de rester devant les arènes le temps que la gendarmerie nous trouve un lieu sécurisé, mais lors des fêtes il est logique que les voitures remplissent tous les parkings, nous ne pouvions pas placer des citoyens sur la route Nationale au risque d’un accident. Nous avons encore une fois pu constater, que de jeunes enfants y étaient conduits accompagnés de leurs parents qui baissaient la tête en passant devant nous.

Au début de la corrida, la gendarmerie nous a trouvé un parking le long de la route Nationale où beaucoup de festayres et d’habitants ont compris que nous étions là contre la cruauté dans les arènes et non contre les fêtes. Nous tenions à remercier la Gendarmerie, qui voyant comme nous qu’aucun emplacement nous était réservé pour notre sécurité, ont retiré des grilles privées, après avoir eu l’accord des habitants pour qu’il n’y ai aucun blessé sur la route Nationale.

Nous sommes restés sous une chaleur accablante, mais nous avons tenus en pensant à ce que subissaient les taureaux lynchés un à un dans l’arène, ainsi qu’aux encouragements des passants qui nous applaudissaient, et venaient nous saluer pour nous demander des tracts. A la sortie des arènes nous les avons tous croisés aucun n’avait le sourire, pourtant ils appellent ça un beau spectacle.

Merci à vous tous d’avoir été présents en ce jour pour dénoncer des sévices graves de cruautés, sous les rires et applaudissements des aficionados dans l’arène. Comme le disait Cabrel que nous avons mis lors de l’entrée du premier taureau, dans cette place sans issue devant ses danseuses ridicules, moi j’ai jamais appris à me battre contre des poupées. J’ai prié pour que tout s’arrête je les vois danser comme je succombe, je ne pensais pas qu’on pouvait s’amuser autant autour d’une tombe.

Merci à tous.

Carole Saldain Déléguée du CRAC Europe
Et Collectif Euskal Herria Bayonne Anti Corrida

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