Suite à une négociation avec  la gendarmerie depuis trois semaines, la manifestation devait avoir lieu aux mêmes endroits qu’au 1er novembre.

Stupeur à notre arrivée : un arrêté municipal, encore plus restrictif que l’an dernier, mettait ces endroits dans un périmètre interdit. La préfecture a exigé quatre jours avant que ce soit 3 habitants du Gard qui déclarent.  Toutefois, elle a omis de préciser que les lieux demandés, étaient dans le périmètre. Malgré cette ignominie, nous faisons notre manifestation normalement : cris, sifflets, slogans, mégaphones, sirènes etc. Nous étions environ 70.

Vers 16h45, nous avons encore été repoussés puisque nous faisions trop de bruit dans le périmètre interdit par le maire. 17 h, nous avons été parqués dans une rue au-dessus ;  les mégaphones confisqués, car cela empêchait le début du spectacle . Les militants ont hurlé  » liberté liberté  liberté  » et entonné la Marseillaise. Nous avons alors été menacés d’être gazés.

Nous avons pris tout ce qui nous tombait sous la main et avons frappé les barrières recouvertes de planches et de plaques de métal en raison de l’encierro du matin, pendant 3 heures ; d’autres faisaient rebondir les plaques les unes sur les autres : un boucan d’enfer. Encore mieux que des mégaphones… Il paraît que des arènes, on nous entendait . Tant mieux, c’est ce qu’on voulait.

Nous avons eu peu de passages d’aficionados par rapport à l’an dernier ; la plupart sont passés ailleurs. Il faut dire aussi qu’ils étaient très peu nombreux, à leur spectacle barbare. Une vingtaine nous a bravés ; l’un d’eux, qui s’est avéré être torero, nous a provoqués en nous filmant. Son mobile est tombé suite à une bousculade et il paraîtrait qu’il porterait plainte contre nous. Les médias qui l’ont interviewé ne sont même pas montés nous voir.

Deux autres ont foncé sur quatre femmes se tenant les bras et, comme les garçons se sont précipités pour nous protéger, les gendarmes ont bondi, ce qui a provoqué une échauffourée et des chutes.

La préfecture nous dit maintenant qu’ils vont chercher  auprès de différents services, pourquoi nous n’avons pas eu de feedback ou un refus. La  gendarmerie  a fait un rapport, allant dans le même sens.

Merci à tous les présents, aux cordes vocales, aux biceps ; merci à ceux qui partagent de chez eux ; aux habitants qui nous ont rejoints. Nous avons prouvé que rien ne nous arrêtera.

Dominique Arizmendi
Déléguée Bouches-du-Rhône

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