Arrivée vers 10 h, mise en place des drapeaux, banderoles et installation des courageux militants. Une quarantaine de personnes le matin. Aucune perte de temps, tout le monde s’active et le passage sur le rond point de nombreuses voitures est stimulant.

Félicitations de certains automobilistes et habituels gestes et insultes pour d’autres.
Nous avons lu également des textes pour informer sur l’envers du décor de la corrida.

Vers 11h, mise au point avec la police. Nous insistons pour défiler et c’est accordé assez vite. Nous devons nous contenter du large trottoir et non de la chaussée en raison de notre nombre.
Arrêt face aux vans des chevaux. Peu de monde car ils sont dans les arènes. On est tout de même entendu par les passants.
On fera un second arrêt tout en haut du boulevard Émile Combes, et la c’est plus porteur car il y a de nombreux touristes. Nous insistons sur le slogan « feria oui, corrida non ».
Le retour avec nouvel arrêt devant les chevaux. La il y a un peu plus de monde.

Retour à 13 h soit quasiment 2 h de défilé.

Après une pause déjeuner, même combat dans l’après midi mais cette fois nous exigeons avec Florence d’avoir toute la chaussée pour défiler. Accord sans problème de la police qui s’organise pour bloquer la circulation. Les deux arrêts a l’aller et au retour comme dans la matinée seront plus profitables car près du camion de la cavalerie, de nombreux acteurs de la corrida… Un cavalier a cheval nous nargue, les chevaux s’agitent devant le bruit. Retour sur le rond point vers 16 h 45. La on sera agressé verbalement par des aficionados venus se poster devant notre rond point. L’Un d’eux brandit une photo d’un taureau ensanglanté, un autre largement éméché nous provoque… La police intervient très vite pour les écarter. Arrivent ensuite de jeunes délinquants… Insultes… Nous décidons par sécurité de mettre un terme à notre action et rangeons le matériel. Il est 17 h.

Je tenais à remercier chaleureusement les militants et leur courage. Certains sont restés 3 jours complets. Merci également à Florence, Éric, dominique, Christine, Nathalie… J’en oublie sûrement.
On a fait tout ce qu’on a pu. On a été vu et entendu. La circulation a été bloquée pour nous. On a sans aucun doute dérangé. C’est le but.

Un petit bémol pour Florence et moi novices dans le management : peu de matériel, pas de sono, deux mégaphones seulement… Des gens nous ont demandé des tracts que nous n’avions pas…
Bonne soirée

Sylvie Germain

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