Bonjour à tous,

Hier (dimanche 17/08/14) a eu lieu une action citoyenne à Béziers de 11h à 14h puis de 16h30 à 18h00

Il a été convenu entre militants et ce afin de contenter (presque) tout le monde d’appliquer un plan A et un plan B c’est-à-dire manifester sur le parvis des arènes près de l’entrée (sans signe distinctif) ou rester à 400 m de celles-ci s comme nous l’imposait l’arrêté, voire même pour ceux qui le souhaitaient s’infiltrer dans les gradins.

Nous sommes arrivés en ordre dispersé à 10h sur notre lieu de rendez-vous (pour ceux qui souhaitaient rester groupés près de l’entrée de la féria) pour nous tenir du côté où affluaient afiocs et touristes. Neuf militants se sont rendues à l’intérieur des arènes pour la novillada et ont pu filmer le taux de remplissage, 1/3 de spectateurs dont 77 enfants, chiffre donné par les organisateurs de corridas. Alors qu’ils se tenaient dans la file d’attente pour entrer dans l’arène certains militants infiltrés se sont vu offrir des tickets d’entrée. Par des afiocs ou des touristes qui changeaient d’avis ? On n’en sait rien mais il suffisait d’en demander pour en avoir gratos ! Apparemment les titres d’entrée étaient en surnombre, offerts, bradés.

Au cours de la novillada les coursives se chargeaient de parents se dirigeant vers la sortie avec leurs bambins. Une militante n’en pouvant plus de voir cette horreur a décidé de quitter les lieux. Elle se dirigeait vers la sortie quand un afioc l’a interpellée. Il lui a demandé la raison pour laquelle elle quittait les arènes, si elle est une anti, si elle était du CRAC. Un policier présent l’a questionné sur son identité, son adresse. Elle a répondu qu’elle ne savait pas qu’ici on tuait, qu’elle n’était pas anti jusqu’à présent mais que cela allait changer. Elle a terminé en donnant une fausse identité et une fausse adresse pour s’en débarrasser.

Alors qu’elle était assise dans les gradins elle a entendu un adolescent en colère lancer à ses parents « c’est quoi cette connerie ! Pourquoi vous m’emmenez voir ça ? ».

A l’extérieur, au pied des arènes quelques militants ont pu déranger les afiocs qui attendaient nombreux leur tour pour entrer. La police est venue rapidement les évacuer en prenant soin de collecter leur identité et de confisquer portables et appareils photo de ceux qui filmaient

A l’entrée de la féria fouille obligatoire pour passer les barricades. Quelques militants se sont vus confisquer leur banderole, les tracts et les mégaphones. Nous avons demandé en vain un PV pour ces confiscations. Un gradé nous rassure, le matériel nous sera rendu à partir de 18h au commissariat.

Les forces de police nous ont maintenus parqués à 300 mètres des arènes dans une rue très passante et scindée en deux par des barricades. Nous y sommes retournés dans l’après-midi pour la corrida de 18h au cours de laquelle une poignée de militants étaient décidés à sauter.

Deux jeunes femmes écœurées par le spectacle du matin et ne connaissant pas le mouvement abolitionniste ont spontanément rejoint notre manifestation et continueront la lutte avec nous.

Nous étions 75 militants le matin et 90 en fin d’après midi.

Il était évident que nous dérangions, les organisateurs de torture sont agacés et nerveux, ils redoutent nos débordements. Si des badauds hésitaient à entrer dans les arènes notre présence les en dissuade et c’est justement ce que ne veulent pas les afiocs.

On ne lâchera rien jusqu’à l’abolition qu’ils le sachent !

Un grand merci à Ghislaine Lecocq, Marie Sanz et Christine Foucault pour avoir coordonner cette manifestion citoyenne.

Amitiés

Sophie


Revue de presse

17/08 – Midi Libre : « Béziers : deux anti-corrida pénètrent dans les arènes durant la novillada«