Initiée par le CRAC Europe et corganisée par Landes Anti-corrida.

Nous avons interpellé les quelques aficionados endimanchés (400 présents pour 3800 places dans les arènes !) qui allaient assister au massacre organisé de jeunes taureaux. Certains, munis de coussins afin d’assurer le confort de leur fessier sur les gradins pendant que des taurillons subissent le martyre, des jeunes profitant de places gratuites, des parents emmenant leurs enfants en bas âge et leur offrant la souffrance et la mort d’un animal en guise de divertissement banal, monsieur le Maire et les « notables », fiers de leur statut et amis de la Peña organisatrice de ces abattages violents…TOUTES ET TOUS UNIS DANS CE SPECTACLE DE TORTURES QU’ILS OSENT ENCORE NOMMER « TRADITION »…

Merci à nos amis militants du 40 et tous ceux venus du 64, du 32, du33, et du 47

Tiphanie et Chantal sont les militantes ayant filmé l’atroce novillada du 9 octobre à Saint Sever (40).

Tiphanie témoigne :

J’AI ASSISTÉ À UNE NOVILLADA !

Ce fut la première fois … pour dénoncer l’horreur… et ce sera la dernière. Je l’ai vue…Et l’urgence fût de sortir de là, vomissant et pleurant d’avoir assisté à l’agonie et à la souffrance d’un animal.

Tremblante et stressée je me suis assise dans cette arène. 19 € permettaient à ces gens de voir un « spectacle mortifère »… Une arène à peine remplie, au huitième de sa capacité, je vois des enfants pas même en âge de comprendre pourquoi ils sont là.

Deux chevaux viennent ouvrir le bal de la mort, ça parle espagnol (étrange pour une tradition revendiquée en France) des pantins roses rentrent fièrement dans l’arène et puis il arrive… Lui, le taureau, si jeune à peine 2 ans, clairement il n’a aucune envie d’un « combat » soi-disant loyal. Il est perdu, se demandant ce qu’il fait là. Me vient alors à l’esprit la chanson de Cabrel.

Ils doivent se mettre à plusieurs pour tenter de l’exciter tant bien que mal, pour qu’Il vienne vers leur « cape ». Tout est ridicule, je revois ce taurillon à côté de ce jeune torero novice attendant la « confrontation », pas l’ombre d’un danger quelconque pour ce tueur débutant.

Le torero cherche la réaction de ce veau apeuré, l’appelle encore et encore et puis le petit herbivore se prend les banderilles. C’est immonde, le sang coule. Les gens applaudissent, une femme derrière moi rit, je ne l’oublierais jamais ce rire sadique et stupide.

Ce pauvre taureau glisse, tombe, se relève, se secoue, gêné par la souffrance causée par les banderilles plantées dans son dos. Mais les bourreaux ont continué à vouloir faire leur spectacle sur fond de bandas. Et puis vient le moment de l’estocade, le torero se jette sur lui et cela n’est pas difficile tant cet animal est peu combatif, le taureau vacille, tombe à terre. Et là, le pire, oui, une boucherie je vous assure, le petit taureau a été achevé à coups de poignard, la puntilla. Je ne pourrais dire tant ce moment fut long, si long que le public a sifflé et hué… une véritable horreur… et ce pauvre taurillon mort, attaché à une chaîne, avec un bruit assourdissant a été traîné pour le sortir de la « piste ».

Aujourd’hui je n’ai toujours pas de mots assez forts. J’ai la sensation que tout cela est irréel, que ça n’existe pas tant cette cruauté est inutile et gratuite… Et pourtant j’y étais, j’ai vu, je n’oublierai jamais mon envie de hurler, de crier face à tant de barbarie.

Que l’on ne vienne pas me dire que l’on ne peut pas comprendre la corrida quand on ne la connaît pas ! J’ai vu et croyez-moi les arguments défendant cette barbarie sont des mensonges. La réalité n’est que du pur sadisme issu du moyen âge et ces aficionados sont incapables de remettre quoique ce soit en question.

Tiphanie

L’estocade finale, pour mettre à mort la corrida, appartient aux députés.

Ils représentent l’ensemble des français, la majorité des citoyens étant contre la corrida, leur vote pour l’abolition devrait respecter notre volonté.

Lisa Lou
déléguée du CRAC Europe 40 et 64

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