Les militants habituels sont venus et la jeune génération qui nous a rejoints depuis deux mois reste présente. Quel bonheur, trois générations… La météo nous a gâtés.

Moins de signatures à la pétition en faveur de l’abolition que le mois dernier, mais moins de passants aussi. Cependant, les signataires viennent d’un pas décidé, discutent avec nous, nous remercient et nous encouragent. La plupart sont des Arlésiens qui se plaignent de l’ambiance tauromachique dans cette ville, de ces dépenses alors que la ville manque d’entretien, d’infrastructures, de tout… et que leurs impôts servent à ça.

L’existence d’une école taurine dans leur ville, les choque.

Plus de refus que le mois dernier et surtout plus de refus d’échanger les points de vue ; les arguments-prétextes habituels : et les enfants, vous faites quelque chose pour eux ? et les SDF ? et la Syrie ? et le halal ? et les abattoirs ? vous ne mangez pas de viande ? mais non, ils ne souffrent pas ! c’est nos traditions…

Toutefois, quelques discussions intéressantes avec des anciens :

« Je suis pour, mais aujourd’hui je n’y vais presque plus, ce ne sont plus que des bouchers… avant les toreros et les taureaux c’était autre chose ; maintenant les bêtes tiennent à peine sur leurs pattes… très peu de toreros savent faire : j’en ai vu un s’y reprendre à 23 reprises pour tuer le taureau, pour finir, il l’a eu par devant, il a dû être raccompagné pour pouvoir sortir… Je préfère de loin revenir à notre vraie culture : la Camarguaise. »

Merci à tous : ceux qui organisent, ceux qui nous aident, ceux qui relaient et diffusent les infos, ceux qui viennent. MERCI POUR LES TAUREAUX.

Nous continuerons à venir car le changement de comportement de nombreuses personnes depuis plus d’un an nous prouve que ces stands servent à faire évoluer les mentalités.

Dominique Arizmendi, déléguée des Bouches-du-Rhône

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