Dès 9 h, ce samedi 2 juillet, les quatre militants habituels ont tenu un nouveau stand au marché d’Arles. Stand habituel avec drapeaux, visuels, affiches, flyers du CRAC Europe et de la FLAC en trois langues, livres, badges, cartes postales anticorrida Charlie-Hebdo, T-shirts, casquettes et bien sûr la pétition.

Pas trop de touristes encore, mais tous, ont un regard écoeuré et dégoûté face à la corrida et le même rejet . Des citoyens arlésiens et locaux leur expliquent ce qu’est la corrida et leur disent qu’ils y ont assisté et en sont sortis horrifiés. Ils leur parlent de la souffrance des chevaux et des taureaux, la préparation du taureau, l’afeïtado, les leurres, les trucages etc. C’est merveilleux que ce soit les gens qui le disent spontanément.

Une dame nous a précisé que c’était voici quarante ans et qu’elle  » s’en souvient comme si c’était hier « . Le mot « HONTE » revient souvent. Nous apprenons à ces touristes que la corrida est totalement déficitaire et ne survit que grâce aux subventions par nos, par leurs impôts, et ce des communes jusqu’à l’Europe, le scandale des écoles taurines, le prosélytisme envers les jeunes enfants et enfin l’existence des sept propositions de projets de loi de députés de tous bords, demandant l’abolition de la corrida ou la restriction d’accès aux mineurs, et toujours aucune portée à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Nous nous entretenons toute la matinée avec les Arlésiens, en abordant entre autres, les fraudes financières et fiscales des villes taurines, leurs mensonges sur les « recettes » qui sont en fait celles de la feria. Nous parlons encore et toujours des avancées de la cause anticorrida en Espagne et de la grande manifestation unitaire de Mont-de-Marsan du 23 juillet.

Très peu de refus ou d’arguments négatifs ; un monsieur très agressif et ordurier, affirmant qu’on ne savait pas de quoi on parlait et qu’on n’y était jamais allés… ben si, justement. Une dame, avec le même argument que le mois dernier « et les abattoirs, vous vous en occupez ?  » – deux militants ayant passé une « nuit debout » aux abattoirs du Vigan voici 2 jours, événement national lancé par 269 Life Libération animale sur 33 abattoirs simultanément, lui ont répondu.

Un adjoint au maire m’a promis un entretien.

Et surtout beaucoup de remerciements, de félicitations et d’encouragements ; ça tombe bien, notre devise est « NE RIEN LÂCHER » !

Une discussion très intéressante avec un ancien razeteur qui nous a parlé de sa passion pour les taureaux et de son mépris pour la corrida. Et on a fini, hélas, avec un jeune de l’école taurine, heureux d’avoir tué son premier taureau deux jours auparavant. Malgré les essais de discussion, ses seules réponses ont été  » c’est ça la corrida  » répété quatre fois ; rien d’autre, triste…

Beaucoup de tracts distribués, des ventes, des dons, une adhésion et une centaine de signatures obtenues, mais surtout beaucoup de dialogue, d’échanges et d’informations données aux passants.

Un grand merci à tous nos fidèles militants qui se déplacent, relaient et diffusent les informations.

Pour le groupe, Dominique Arizmendi

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