On se souviendra de la mise en place de ce stand ! L’aficion ne supportant pas son existence dans « sa » ville, fait pression depuis le départ sur les autorités pour son interdiction et  pendant la feria, cela devenait un sacrilège…

Ne parvenant pas à nous faire interdire par le préfet, ils ont appelé à un rassemblement contre ce stand et la manifestation que nous organisions l’après-midi, avant de finalement tout annuler à la demande de la préfecture.

Les nombreux entretiens avec la police, inquiète d’une agression contre nous, comme celle de l’ex-torero professeur à l’Ecole Taurine en août, ont permis la tenue de ce stand. Nous étions bien protégés devant le commissariat.

Les trois générations de militants habituels étaient là, l’emplacement était parfait. Belle météo; très peu de refus de prendre les flyers ou de signer la pétition, une dame nous reproche de ne pas nous occuper des enfants mourant de faim (elle est mal tombée) pour finir par ajouter qu’elle est pour la corrida, autant le dire de suite, car ces prétextes, nous les connaissons par coeur.

Les habitués du marché, Arlésiens ou de la région viennent nous dire, d’eux-mêmes que  » NON, la corrida n’est pas leur culture et ne fait pas partie de leurs traditions, ici ce sont les bious -les taureaux Camargue- et la Camargue »… ils vont finir par tenir le stand à notre place. Ils argumentent et discutent entre eux. C’est incroyable… Ils nous remercient, nous félicitent et nous encouragent.

Quelques ventes, une adhésion et une proposition de militantisme. D’autres passants, les touristes français et étrangers, commencent à arriver ; ils nous interrogent, surpris et horrifiés par nos visuels ; nous ne manquons pas de leur rappeler que leurs impôts européens contribuent à la survie de cette barbarie.

Merci à tous les militants, les organisateurs, les diffuseurs d’ infos etc. et aux autorités qui nous font confiance.

Dominique Arizmendi, déléguée des Bouches-du-Rhône

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